3rd July 2008

Vous mangez quoi aujourd’hui?

En passant sur Seesmic, je suis tombé sur une conversation lancée par mon cher ami Ledretch (Nutritionist 2.0) et je me suis pris au jeu… de déballer mon plat préféré: il s’agit du nattô (納豆), un amalgame infâme de grains de soja fermentés. Si cela ne vous dit rien, jetez un oeil à cette petite vidéo, vous allez tout de suite comprendre de quoi je parle :)

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11th June 2008

Ne PAS acheter une maison au Japon?

Je vous parlais récemment de mes recherches sur le marché de l’immobilier au Japon (ici et ici).

Mais en lisant ce post sur le blog de Seth Godin, je me dis que dans l’absolu, ce n’est peut-être pas une bonne idée. Seth dit en effet: “Only borrow money to pay for things that increase in value.”

Pour acheter une maison au Japon, il faudrait donc:

  • que je sois riche, ou
  • que les maisons japonaises gagnent de la valeur avec le temps

Ca vaudrait peut-être une petite réflexion…

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7th June 2008

Acheter une maison au Japon? #2

Il y a quelques temps, je vous ai parlé du marché immobilier au Japon. De quoi se décourager? Peut-être, mais ne baissons pas les bras et voyons si une affaire est possible.

Les deux maisons que nous avons vues la semaine passées sont fort différentes, mais partagent aussi plusieurs points communs. Nous cherchons une maison plutôt spacieuse (selon le standard japonais), soit plus de 100m2 de surface habitable, alors que la moyenne est souvent (maximum) autour de 80m2 à Tôkyô, mais pas nécessairement près de la gare.

La première maison que nous avons vue est une maison en “béton armé léger” (軽量鉄骨象 keiryô tekkotsu zô) de fabrication “Hebel” (へーベルハウス = “Hebel haus”) de 104.95m2 (terrain: 121m2), située à 19 min à pied de la gare de H. (en haut d’une pente assez raide). La maison a 6 ans à peine, est garantie 10 ans, et est vantée comme étant une “habitation de 60 ans”, la firme l’ayant construite (Asahi-Kasei) proposant un programme de maintenance avec visites régulières (tous les 5 ou 10 ans). L’agent immobilier nous dit que le terrain doit bien valoir 700,000 yen / tsubo (坪) càd environ 212,121 yen / m2. Et que la maison doit bien valoir 13,000,000 yen, ce qui nous donne 120m2 x 212,121 yen / m2 + 13,000,000 yen = environ 38,000,000 yen. Le prix proposé étant de 35,000,000 yen, selon l’agent immobilier, c’est “une affaire”, étant donné que le prix d’une maison neuve “clé-sur-porte” dans le coin est de l’ordre de 40,000,000 yen. La maison est équipée “high-tech”: verrouillage avec code, cuisine “tout électrique”, lampes hallogènes, etc. et est pour ainsi dire habitable immédiatement (juste les murs à retapisser).

Maison japonaise
Maison japonaise

La deuxième maison que l’agent immobilier nous fait visiter (voir ci-contre) est située à 17 min à pied de la gare de T. (gare suivante), avec une surface habitable de 115.82m2 sur un terrain de 132m2 (un peu plus spacieuse que l’autre). Grosse différence: la construction est en bois (木造) et a 17 ans. L’agent immobilier estime le terrain à 800,000 yen / tsubo, soit 242,424 yen / m2 et la maison elle-même à environ 0! Au Japon, une maison en bois perd en effet toute sa valeur en une génération à peine. Cela nous donne 132 m2 x 242,424 yen / m2 + 0 = 32,000,000 yen. La maison est vendue au prix de 31,000,000 yen avec déjà 1,000,000 yen de rabais potentiel. L’intérieur est cependant fort habimé: il faut refaire les murs, le plancher, la plomberie etc. … il y en a pour 4,000,000 yen de frais. A noter aussi: la gare de T. est plus prisée que la gare de H., car mieux fournie en commerces etc. Et le chemin jusqu’à la maison est plat.

Ma première impression: les deux maisons coûtent le même prix, 35,000,000 yen (si l’on inclut les travaux dans la 2ème). La grosse différence que je vois est que la maison de T. est considérée comme valant 0 yen, et que l’achat est porte donc essentiellement sur le terrain. L’agent immobilier nous précise en outre qu’une maison en bois coûte plus cher à l’entretien qu’une maison en béton (compter 10,000 yen par mois pour l’entretien d’une maison en bois). Je suis tenté de penser que la maison en bois est plus intéressante, en comptant sur le fait que le prix du terrain ne va pas trop baisser (à confirmer) et que je peux quand même habiter la maison, même si elle est considérée “ne rien valoir”.

Nous sommes retourné voir la maison de T., et nous y avons rencontré un voisin, qui nous a dit que le terrain ne valait sans doute pas 800,000 yen / tsubo, mais plutot 700,000 yen / tsubo (et encore). Et il nous a dit: “beaucoup de gens sont venus visiter cette maison et elle n’est toujours pas vendue; (je ne devrais pas vous dire ça, mais) elle ne vaut pas grand chose… Prenez votre temps pour choisir.” –leçon 1: ne pas croire tout ce que les agents immobiliers vous racontent!

L’agent immobilier nous a dit que la maison appartenait en fait à une banque (il s’agissait d’une saisie, le propriétaire n’ayant pu rembourser son prêt), et que si la maison n’était pas vendue 2 semaines plus tard, ils la vendraient aux enchères (beaucoup moins cher que le prix annoncé), probablement à un agent immobilier qui la rénoverait et la revendrait plus cher…

N’ayant pas vu tellement d’autres maisons, je ne peux pas dire si celle-ci était celle qu’il me fallait, mais je continue de penser qu’à choisir, je préfère la maison en bois. Et vous, avec ces données en main, quel est votre choix?

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19th April 2008

Tatami, quand tu nous tiens

Aujourd’hui, nous fêtions l’arrivée d’un nouveau collègue (kangei-kai 歓迎会 = welcome party), dans un restaurant traditionnel japonais. Et comme souvent, lors de ces nomi-kai (飲み会 litt. fêtes à boire), nous étions assis à même le sol, sur le tatami.

C’est vraiment bizarre, cette coutume de s’asseoir par terre. Comment se fait-il que les japonais aujourd’hui continuent d’observer cette coutume? Car il faut dire qu’être assis par terre, même sur le tatami, n’est pas très confortable. Même si on s’assied en tailleur, on doit sans cesse changer de position pour éviter que les jambes s’engourdissent (ashi ga shibireru 足が痺れる). Et pourtant, alors que le tatami semble pratiquement abandonné dans le milieu du travail, il semble que dans les lieux où l’on est sensé se détendre, comme les restaurants ou à la maison, le tatami soit encore bien présent. Pourquoi?

Pièce traditionnelle japonaise, en tatami

Un collègue à qui j’ai posé la question m’a donné la réponse suivante: le seiza (正座), la position “officielle” (à genous), celle qui est la plus difficile à garder longtemps (car le sang circule mal dans les jambes) est liée à l’esprit japonais de retenue et d’endurance (gaman 我慢). Plutôt que de s’affaler sur une chaise ou dans un fauteuil, le japonais s’assied à même le sol et n’a besoin que de lui-même. C’est un peu samourai comme explication, je trouve. Mais c’est intéressant.

Autre aspect: il est clair que les japonais ne s’asseoiraient pas par terre si ce n’était pas sur le tatami. Ce tapis épais, à la fois souple et ferme est vraiment particulier. On se détend, mais sans s’affaler. Le tatami n’est ni chaud, ni froid. Le tatami a une odeur particulière. Le tatami vit, il évolue avec le temps. Il garde facilement l’empreinte du temps. Mon collègue me dit que lorsqu’il se couche par terre sur le tatami, l’odeur lui rappelle sa petite enfance où bébé, sa maman le posait sur le tatami pour jouer, avant même qu’il apprenne à marcher. Le tatami n’est donc pas un simple tapis, il renferme quelque chose d’émotionnel.

Moi qui n’ai connu le tatami qu’à l’âge adulte, je confirme cependant qu’il est extrêmement agréable de s’y étendre de tout son long et de ne penser à rien en fermant les yeux.

A votre avis, qu’est-ce qui pousse les japonais à s’asseoir ainsi à même le sol? Est-ce que le tatami vous inspire autant que moi?

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26th February 2008

Bientôt le Hina Matsuri…

Ca y est: on a resorti les poupées hina (雛人形). (Enfin, ça fait déjà plus d’une semaine, mais je ne trouve pas le temps de bloguer).

Poupees HinaAu Japon, la préparation du Hina Matsuri (Festival des Poupées), c’est un peu comme quand on décore un sapin de Noel. On retrouve les poupées qui ont dormi pendant 11 mois et on prend plaisir à les astiquer et à les disposer sur le promontoire… en chantant la chanson du Hina Matsuri:

灯りをつけましょう雪洞に♪
Akari wo tsukemasho bombori ni,
お花をあげましょ桃の花♪
O hana wo agemasho momo no hana …

Puis, on pose des friandises (hina arare ou fuwa sen) en attendant patiemment le grand jour pour les déguster.

Poupees HinaAu fond, je me suis demandé d’ou vient le terme hina 雛, et j’ai trouvé une réponse ici. L’appellation viendrait de “hiyoko” (poussin) rappelant le côté petit et mignon des poupées. Elles trouvent leur origine à l’époque Heian (794-1185), où elles étaient sensées repousser la saleté et les catastrophes. Au départ, faites de papier ou de terre, les poupées hina étaient debout. Ce n’est que plus tard (vers l’époque Muromachi, 1392-1573) qu’elles se sont assises. Et c’est depuis l’ère d’Edo (1603-1868) qu’on décore les poupées le 3 mars, lors de la floraison des pêchers.

Voilà pour la culture. Mais pour moi, le plus grand plaisir du Hina Matsuri est de voir ma fille toute excitée et joyeuse de sortir les poupées et de remonter sa boite à musique en chantonnant la petite mélodie.

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11th February 2008

UDON = soul food

Hier, nous avons vu un film (en DVD) intitulé UDON. Ce fut… un régal!

UdonPour les non-initiés, l’udon est une sorte de nouilles épaisse que l’on mange au Japon. Nourriture extrêmement simple, puisque ne contenant que 3 ingrédients (l’eau, le sel et la farine), les Japonais l’apprécient tellement que certains le considèrent comme une “nourriture de l’âme” (soul food).

L’histoire

Kosaku Mitsui (31) quitte son petit village et vole vers New York, où il tente de devenir célèbre. Cela s’avère cependant plus difficile que prévu et Kosaku se voit forcé de rentrer au pays, avec une dette importante à rembourser. De retour dans sa région, Sanuki (讃岐, préfecture de Kagawa 香川), il retrouve ses vieux amis, sa soeur, et son père qui ne sait faire qu’une chose: fabriquer l’udon. Cherchant du travail dans son pays natal, il se fait engager par hasard pour un magazine local pratiquement inconnu. L’idée lui vient alors, avec sa collègue Kyoko de faire découvrir à leurs lecteurs les secrets de l’udon…

Kosaku et KyokoLe film, très divertissant, et émouvant par moments, aborde plusieurs thèmes:

  • Le rire, qui n’est pas seulement le don des humoristes ou acteurs: “Donne quelque chose de délicieux à manger à quelqu’un et tu verras son visage radieux!”
  • Comment commence une mode, un boom? Quelle est cette étincelle qui fait prendre le feu?
  • L’udon est une “nourriture de l’âme“: sa simplicité et sa pureté sont réparatrices. (Au fait, quelle est la “nourriture de l’âme” en Belgique? Les frites? Si c’est un paquet de frites dans les mains que se vivent les émotions les plus fortes, peut-être?)
  • Retrouver ses racines, et la richesse qu’elles contiennent, mais aller jusqu’au bout de son chemin et de ce que l’on veut faire.

Bon appetitEt puis, ce film m’a vraiment donné envie d’un jour descendre jusque dans la région de Sanuki, à la recherche de ces artisans, fabriquants d’udon, qui réchauffent le corps et le coeur…

Voir aussi: Site officiel du film UDON

Men-tsu-dan

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4th February 2008

Acheter une maison au Japon?

On dit que “les Belges ont une brique dans le ventre”, car ils ont tendance à investir dans l’immobilier en pensant que louer c’est jeter l’argent par les fenêtres. Et en Belgique, c’est sans doute justifié car l’immobilier a tendance à gagner de la valeur avec le temps.

Au Japon par contre, ce n’est pas évident. Au contraire. (C’est la raison du point d’interrogation dans le titre de cet article: est-il possible de bien acheter au Japon?) Il y a plusieurs raisons à cela:

Maison traditionnelle japonaise1. Les maisons au Japon sont soumises à rude épreuve: climat très humide, tremblements de terre, “fourmis blanches” (シロアリ shiro-ari) et j’en passe. Leur durée de vie s’en trouve donc réduite, et il n’y a pas de système fiable d’inspection des maisons remises en vente.

2. Les maisons neuves “clé-sur-porte” construites à la chaine (建売 taté-uri) ne sont pas faites pour durer: construites “à la va-vite” avec des matériaux bon marché. On dit qu’une maison de 30 ans ne vaut plus rien au Japon: on ne peut compter que le prix du terrain. (Il y a bien sûr des exceptions: j’ai visité ces derniers-temps une maison traditionnelle japonaise, faite de bois de qualité qui malgré ses 25 ans était comme neuve et pourrait encore être habitée pendant plus de cent ans).

3. La maintenance des maisons ne fait pas partie de la culture au Japon: les gens habitent la maison, mais “oublient” qu’il faut parfois l’entretenir, la repeindre, réparer les murs ou la toiture, etc. Lorsqu’une maison est rénovée (les japonais utilise le terme “réforme” リフォーム), c’est presque toujours via une société spécialisée, rarement par les particuliers, ce qui allourdit les couts.

4. Les japonais aiment ce qui est neuf. Ca peut paraitre idiot, mais c’est vrai: les gens sont moins sensible au fait que le bâtiment a une histoire, et bien sûr, à cause des raisons énoncées au point 1, il est risqué d’acheter une maison ancienne (qui pourrait avoir des vices cachés). Et c’est accentué par les agents immobiliers, qui privilégient les constructions neuves.

5. Le “trou noir de l’immobilier” (merci à Alban pour le lien!). En gros: il y a une baisse de la demande (faible démographie) et une augmentation de l’offre de logements (neufs), conduisant à une chute des prix des biens immobiliers anciens.

Alors, dans cette situation, est-il possible d’acheter un bien immobilier sans qu’il perde de sa valeur? Cela n’a pas l’air gagné. (D’ailleurs ici, au Japon, les banques refusent de considérer la maison comme gage du prêt: il faut soit travailler pour une grosse entreprise, soit avoir une solide assurance-vie…)

La valeur d’un bien immobilier aux yeux des japonais est très liée aux facteurs suivants:

  • Accessibilité: distance de la gare la plus proche
  • Superficie: l’espace est apprécié (quoique beaucoup de japonais sont résolus à vivre dans un espace beaucoup plus étroit qu’en Europe)
  • Nouveauté: comme expliqué plus haut, le neuf est très apprécié

Or comme la superficie ne change pas, et la nouveauté se perd au fil des années, il reste l’accessibilité. Celle-ci ne change pas non plus me direz vous, à moins que… le quartier se développe, une nouvelle gare se construise (ou bien une petite gare existante prenne de l’importance), des écoles, des supermarchés se construisent. Mon idée est donc que la seule issue au problème de la perte de valeur de l’immobilier au Japon est de trouver les quartiers qui vont se développer. Acheter un bien à prix raisonable et l’entretenir au mieux, en misant sur l’expansion de la ville.

Notez que je ne suis qu’au début de mes recherches, donc si vous avez des info ou conseils, je suis preneur!

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6th January 2008

Tirer les rois au Japon

Cette année-ci, nous avons tiré les rois à deux reprise en une semaine. C’est une coutume méconnue de la plupart des japonais, mais chose bizarre: on vend des galettes des rois dans les department store à Tôkyô! Alors quand on vend un produit mais qu’on ne sait pas comment cela s’utilise, cela cause inévitablement quelques bizarreries.

Galette japonaisePremière tentative. Je choisis la galette et la dame du magasin me dit:
“Pour éviter que les gens ne s’étranglent en mangeant le gâteau, la fève est distribuée séparément, et c’est à vous de la mettre dans la galette”. …
C’est moi qui ai failli m’étrangler en entendant cette excuse bidon! Et quand je lui demande comment on est sensé faire, elle me dit:
“Oh, il suffit de la glisser dans une des parts après avoir coupé la galette”.
Ah c’est malin! Heureusement, j’ai pu me débrouiller pour faire cela discrètement, et entre nous, la galette était délicieuse.

Vive le roi!Deuxième tentative, deux jours plus tard dans un autre magasin. D’abord, quand je commande la galette, la brave dame ne comprend pas ce que je veux. Bon, j’admets que j’ai dit “galette des rois kudasai” (=une galette des rois svp) au lieu de “garetto dé rowa kudasai” (ガレット・デ・ロワ下さい), mais bon, il faudrait quand même apprendre le nom de ce qu’on a dans l’étalage, ma p’tite dame. Ensuite, comme je me rappelle du coup de la fève fournie séparément deux jours plus tôt, et que je vois la fille qui m’emballe la galette sans rien dire, je lui demande:
“Est-ce qu’il y a une fève dans la galette?”
(question idiote, je sais, mais pas si idiote que cela au Japon). La pauvre fille me répond:
“Shôshô o machi kudasai” (=un instant svp)
et court chez sa supérieure demander ce que le gaijin au comptoir (moi) appelle une fève. Elle revient avec le sourire, et sort du comptoir quelques fèves et me dit:
“Vous avez droit à un jouet avec le gâteau, vous pouvez choisir parmis les jouets suivants”.
La pauvre n’a apparemment pas compris a quoi ça sert. C’est pas grave, pas le temps de lui expliquer, je regarde les fèves qu’elle me tend pour choisir et, stupeur, je réalise que j’ai le choix entre: (1) une andouille et (2) des piments (en porcelaine). Cool idée pour une fève. Tant qu’a faire, j’opte pour l’andouille, je paye et je m’en vais. Et c’est pas fini: à mon retour, je lis la notice (si-si au Japon, il y a une notice sur les galettes des rois) qui dit: “Pour éviter les étranglements (encore, c’est une fixation dis-donc), nous avons remplacé la fève par une amande”. Oh ho! Joli, les japonais! Comme ça, pas besoin de mettre la fève dans la galette, celui qui tombe sur l’amande est le roi et reçoit un super jouet comme récompense (une andouille dans ce cas-ci)!

On a bien ri en tout cas.

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29th December 2007

Veuillez vous reposer

Quand j’ai commencé à travailler dans cette compagnie au Japon, j’ai été supris lorsque toutes les lumières se sont éteintes a midi pile, pour se rallumer 1 heure plus tard, à la fin de la pause de midi. Mais ce n’est rien:

Voilà qu’à partir d’aujourd’hui, une petite cloche se met à sonner (ça me rappelle l’école), et une voix enregistrée annonce quelque chose comme ça: “en préparation au travail de l’après midi, veuillez bien vous reposer pendant la pause de midi; les lumières s’éteingnent automatiquement, merci de votre coopération et bon repos”. Non mais, y nous prennent vraiment pour des gamins… C’est fou! Outre cela, ce petit cinéma m’inquiète pour deux raisons.

La première: les japonais sont tellement workaholic (je ne connais pas l’équivalent en Français), qu’ils sont incapables de décider de prendre leur pause. C’est vrai, j’en connais plus d’un parmi mes collègues qui ne prendraient pas ou peu de pause s’il n’y étaient pas contraints (et encore, il est possible de travailler dans le noir…). C’est comme l’invention des “yûkyû shutoku suishin-bi” 有給取得推進日 = “jours de congés conseillés”: On propose gentiment aux gens de prendre congé ce jour-là, comme ça ils ne seront pas tout seuls à prendre congé (une hantise japonaise), et ils ne devront pas chercher d’excuse (et sinon, de toute façon, ils ne prendraient pas congé du tout).

La deuxième chose qui m’inquiète est que les gens deviennent de véritables petits automates, sans volonté ou capacité de jugement. On doit leur dire ce qu’il doivent faire, même pour les choses essentielles, comme se reposer. Mon épouse me racontait l’autre jour que dans l’éducation d’un enfant, il est important de ne pas toujours adopter le ton impératif: “fais ci, ne fais pas ça”, car cela enlève à l’enfant sa liberté et l’empêche d’apprendre à discerner lui/elle-même ce qui est bon pour lui/elle. C’est frappant comme on peut se complaire dans un petit monde où il y a toujours quelqu’un pour nous dire ce que nous devons faire.

Evoluons, bon sang: laissez-nous prendre notre pause de midi quand on veut, comme des grands!

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31st October 2007

ScrumMaster training in Tokyo

I just attended an excellent training about SCRUM, the Certified ScrumMaster training in Tokyo. And this happens to be the first training given in Japan by the SCRUM Alliance.

The coach, Bas Vodde, told us what makes SCRUM special with respect to traditional development methods (aka waterfall), by explaining us the basic concepts underlying SCRUM. The concise SCRUM Primer, compiled by Pete Deemer and Gabrielle Benefield, is an excellent introduction.

But not only did Bas explain us how SCRUM is supposed to work, he also answered lot of practical questions such as: “how to address skeptical team or management?”, “can SCRUM be applied in projects involving hardware development?”, “how to handle regression testing?”, etc.

Although the “rules” of SCRUM are very simple: self-managing team, potentially shippable product increment delivered in time-boxed iterations (SPRINT), customer-centric backlog driving development, inspect/adapt cycles with transparency, etc. … SCRUM seems very challenging to me if you want to implement it correctly. Because we (and our companies) are simply not used (yet) to think that way. We “like” to have managers telling people what they need to do (rather than encouraging self-management), and we always tend to go back to our old “waterfall” thinking which is really in the way to make SCRUM successful.

So what’s next? Talk about SCRUM and Agile methodologies. Get people know more about it. Start actually using SCRUM in some (pilot) project in our company. I’m really looking forward to see all this happen!

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