• Ma Tasse de Thé

  • Méditations, doutes et illuminations d’un amateur de thé…

6th October 2007

Flexible Upload, new release!

Here is a release 1.6 of Flexible Upload, the best image upload plugin for Wordpress in the world ;)

Full of new features, most notably multi-language support and multifile upload support. I also tried to answer some of the requests posted on the plugin page, but I must say it’s difficult to decide what to do or not. (It is not because one guy or gal said he wanted feature xyz that many other people do…)

But ok, here it is. I’m waiting for your feedback!

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26th September 2007

Jeff Immelt, en live!

Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’assister à un meeting avec Jeff Immelt (président et CEO de General Electric).  C’était la première fois que je voyais notre CEO… en chair et en os!

Le “Town Hall Meeting” s’est tenu à l’Academy Hills, au quarantième étage d’un des gratte-ciels du prestigieux complexe de Roppongi Hills.  Jeff avait l’air en pleine forme, malgré son horaire apparemment bien chargé (on est CEO ou on ne l’est pas).  Son speech a été très court, pour lui permettre de répondre à un maximum de questions de l’assemblée (environ 500 personnes, venant des différents business de GE Japan).

Voici en vrac quelques questions abordées:

  • “J’ai l’impression que les produits et services que je vends sont des ‘commodités‘”.  Jeff: GE ne veut pas vendre de commodités; GE veut se focaliser sur la technologieWe do big things.  Au Japon, on a tendance à croire qu’il faut toujours faire ce que dit le client.  Mais ne vous laissez pas enfermer dans la “boite des commodités”.
  • “Au sujet de la décision de vendre Lake (personal loans de GE Money) ainsi que GE Plastics”.  Jeff a expliqué que c’étaient des domaines ou il avait estimé que GE ne pouvait pas croitre réellement, le premier à cause de l’attitude protectionniste des banques japonaises, et l’autre car pour commercialiser des plastics, il aurait fallu que GE ait un pied dans le business pétrolier, ce qui n’est pas le cas.
  • “Vous qui avez vécu le 11 septembre, quelle attitude adoptez-vous en temps de crise?”  Jeff: avec le temps, on devient de plus en plus tolérant face aux crises et aux tensions.  En temps de crise, il faut (1) simplifier: se concentrer sur l’essentiel, (2) communiquer: échanger un maximum d’information, et (3) ne pas négliger les détails: veiller à ce que chacun fasse son travail.
  • “Comment vous auto-évaluez-vous, sur une échelle de 1 à 5?”  Jeff: Le soir, en me regardant dans le miroir, je fais mon examen de conscience, et je me dis: j’aurais pu faire mieux ici et là.  Mais le lendemain matin, lorsque je me reveille, je me dis: “Jeff, tu es le meilleur!”…  Il faut les deux.
  • “A propos de l’initiative Ecomagination de GE, dans le domaine environnemental.”  Jeff: Tout d’abord, je dois avouer que je ne suis pas vraiment écolo.  C’est en regardant les différents businesses de GE, que nous nous sommes rendu compte que GE était actif dans le domaine de l’environnement (épuration de l’eau, énergie solaire, éoliennes, etc) et qu’il y avait des opportunités à saisir.  Les buts d’Ecomagination sont: se concentrer sur l’aspect technologie pour résoudre des problèmes environnementaux; et faire de l’argent.  La société change constamment, et s’il y a des domaines ou GE peut contribuer au bien de la société en gagnant de l’argent, c’est bien.
  • “Chez GE Healthcare, nous rencontrons parfois d’énormes problèmes de qualité; que faire?”  Jeff:  La FDA existe, les règles existent et elles sont claires. Follow the rules!  Si vous ne suivez pas les règles, je serai votre pire ennemi!

Voilà le message de notre leader.  Mon avis?  J’ai été un peu déçu de la réponse de Jeff en ce qui concerne l’environnement (quoique content de sa franchise).  Mais son message est clair et consistant.  On sent bien qu’il est concentré sur sa mission: permettre à GE de continuer à croitre.

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23rd September 2007

Tigermouse, un framework pour applications web

Cela fait quelques temps que je m’intéresse à la création d’applications web.

Parmi les plus connues aujourd’hui, il y a la “suite Google”: gmail, google docs, google spreadsheets, et (lancée récemment) google presentations. De merveilleux exemples d’applications web, qui à la différence d’un simple site web offrent les fonctionnalités d’un logiciel avec un browser comme GUI. Techniquement, cela fait longtemps que les webapp auraient pu voir le jour, en utilisant la technologie des applets Java, mais plusieurs facteurs (selon moi, entre autre: le fait qu’il faille installer Java, la lourdeur des applets, etc) ont ralenti leur développement. Aujourd’hui, AJAX semble remédier à certains de ces problèmes, et permettra peut-être aux webapp de se multiplier. AJAX couplé à Flash pour les applications gourmandes en graphismes (p.ex. google maps ou geni.com), permet de faire autant si pas mieux que les applets, et fonctionne dans tout browser “moderne”.

Bref, je voulais donc me lancer dans la programmation d’une webapp, et ai commencé à rechercher une technologie adaptée pour la partie serveur. Je vois au moins les choix suivants: J2EE (JSP, Servlets…), PHP, ASP… Quelles technologies les “grands” utilisent-ils? (Google, e-Bay, Amazon, YouTube, …) J’ai lu (ici) qu’e-Bay serait passé à J2EE, mais que cela n’aurait pas vraiment été un succès… Et ailleurs, la rumeur que google et amazon utiliseraient LAMP pour leurs gros serveurs… Si quelqu’un a des infos intéressantes dans ce domaine, je suis preneur.

J’ai commencé par explorer la piste PHP (qui me semblait plus “lightweight” pour commencer, que J2EE). Je cherchais un framework PHP qui me permettent d’implémenter une webapp de façon élégante; une bonne approche me semblait être le MVC (Model View Controller). Après quelques essais (j’ai exploré quelques frameworks listés ici), je suis tombé sur Tigermouse, qui m’a séduit par sa simplicité, et la “pureté” de son implémentation du MVC. Le code est extrêmement bien documenté, et répondait assez bien à mes attentes: en quelques lignes, on peut vraiment créer une webapp PHP/AJAX sans avoir à écrire une ligne de Javascript. Tigermouse me semble vraiment prometteur, même s’il manque encore de maturité pour l’instant.

Voilà le résultat de mes pérégrinations.  Pour les geek qui ont suivi jusqu’ici, je serais content de lire vos réactions.

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7th September 2007

Latin ou Germain?

En Belgique, nous avons cette richesse de partager une double culture (pour combien de temps encore?). Ces derniers temps, nous discutions avec des amis des différences entre Flamands (les “germains”) et Wallons (les “latins”), et ils tentaient de faire comprendre à mon épouse les traits caractéristiques de chaque culture.

Un certain conformisme, une rigueur au Nord, une ouverture, une désinvolture au Sud. Chaque culture a ses bons et ses moins bons côtés. Bien sur, les stéréotypes sont toujours dangereux (car faux), mais ils aident à mieux comprendre certaines choses.

Or ce qui est amusant, c’est qu’en discutant de ces différences avec mon épouse, elle (qui est Japonaise) se sentait plus proche de la culture germanique que de la culture latine (elle disait même que c’est peut-être cette similarité des cultures qui fait que les Japonais s’entendent plutôt bien avec les Allemands).

Mais c’est vrai. Par exemple, lorsque nous partons en voyage, mon épouse prépare et planifie jusque dans les moindres détails. Alors que, moi, j’ai souvent tendance à “partir et puis nous verrons bien”. Cette insouciance a ses bons côtés, surtout lorsque l’on est jeune et sans famille. Mais depuis la naissance de ma fille, je me suis rendu compte que ce n’est pas toujours la meilleure option.

Et en lisant le livre dont je vous parlais dans un post précédant: “dandori no gijutsu” (段取りの技術, “l’art de s’organiser”), dans lequel l’auteur insiste vraiment sur l’importance de préparer tout ce que l’on fait dans le détail, de prendre des notes, etc je me suis dit que parfois, j’aurais intérêt à passer plus de temps à la préparation.

Finalement, je crois que c’est comme dans tout: il faut un certain équilibre. Un peu d’improvisation sans laquelle la créativité serait inexistante, et un peu de planification pour éviter que tout foire.

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21st August 2007

Le meilleur gage de qualité

Quel est le meilleur gage qu’une vendeuse puisse vous offrir de la qualité et de l’attrait du produit qu’elle vend?

Mon épouse s’est lancée tout récemment dans l’e-commerce (c’est un grand mot, je sais), via Yahoo! Auctions (au Japon, c’est plutôt Yahoo! qu’eBay).  Elle vend des articles de mode, et des vêtements pour bébé, de marques étrangère (les Japonais raffolent).  Et comme elle a un sixième sens pour deviner ce qui sera à la mode demain, je suis sûr que son business va marcher.  Bref.

Mais c’est surtout cette petite réflexion qu’elle m’a faite au moment de mettre en vente son premier article, qui me fait croire à son futur succès: “Ah, j’espère que personne ne va acheter cette casquette-là, car elle me plait vraiment trop.  Si je ne la vends pas, je me la garderai pour moi.“  Dingue, non?  Car elle aurait pu dire: “Vivement qu’il y ai un acheteur assez fou pour m’acheter cette casquette à ce prix-là pour que je me fasse du pognon“.  J’exagère un peu, mais vous m’avez compris: le meilleur gage de qualité, n’est-ce pas de vouloir soi-même posséder ce que l’on vend?

Bien sûr, il y a les goûts et les couleurs.  Mais vendre ce que l’on aime vraiment, c’est augmenter ses chances que quelqu’un d’autre aime vraiment ce que l’on vent.  Et puis, ma femme ne demande pas à tout le monde d’aimer cette casquette.  Ce qu’il faut, c’est une personne qui la veule absolument (enfin, deux personnes, car ça va faire monter les enchères).  C’est la long tail: on n’est plus en recherche de hits mais de niches.  La mode, c’est m’habiller comme je veux, et pas comme tout le monde.

Je pense donc que le mieux est de vendre ce que l’on aime vraiment, ça coule de source, mais c’est tellement important.

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9th August 2007

Les Bonheurs de Sophie

Ca c’est une startup… originale!

En fait, c’est même une association sans but lucratif.  Son but?  Si ce n’est pas de générer du pognon?  Je dirais que c’est générer du sens (”make meaning”, une fois encore).

L’ASBL “Les Bonheurs de Sophie“, créée officiellement il y a un an et demi, a pour but d’initier ceux qui le souhaitent à faire de la philosophile.  Je n’ai pas dit apprendre l’histoire de la philosophie, mais vraiment l’appliquer.  C’est-à-dire, apprendre à se poser des questions davantage qu’à tâcher d’y trouver une réponse à tout prix.  Apprendre à réfléchir simplement et de façon très terre-à-terre au sens de la vie, à ce que nous sommes, …  Apprendre aussi à écouter: écouter les autres dans le respect, et s’écouter soi-même.  Qu’est-ce qui m’habite?

Les activités de l’association sont essentiellement des ateliers, animés par Valérie van Eyll, philosophe et journaliste de formation, spécialisée dans l’animation de groupes, et experte dans les méthode d’apprentissage de la philosophie au enfants.  Si ces ateliers semblent avoir un fier succès chez les adolescents, ils ne s’adressent pas moins aux personnes âgées, aux adultes, et même à des groupes parfois atypiques ou mixtes.

Ce que j’en pense?  Beaucoup de bien.  Tout d’abord, je suis impressionné par le succès du projet.  Mais c’est vraiment parce qu’il rejoint un désir présent chez tellement d’entre nous: un désir de sens.  Il n’y a pas eu besoin de créer la demande, elle est là.  Mais aussi, je suis impressionné par le courage de Valérie, et par sa foi dans ce projet.  Comme toute startup, il faut qu’il y ai cette confiance inébranlable pour que ça marche, pour renverser les murs d’incompréhention (ou pire, de scepticisme) auxquels on se heurte si souvent.

Et puis il y a le futur, car cela ne fait que commencer…  Intéressé?  Allez jeter un oeil sur le site officiel et, pourquoi pas, découvrez vous aussi… les bonheurs de [faire de la philo]sophie!

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13th July 2007

Le service américain

Je croyais que les Japonais étaient les meilleurs au monde pour le service, et c’est vrai qu’ils se couperaient en quatre pour servir leurs clients. Mais les américains sont très forts aussi.

N’aimant pas trop les généralisations rapides, je ne vais pas dire que tous les américains offrent un service excellent, mais les exemples que j’ai pu observer autour de moi pendant ce petit business trip aux US sont quand même intéressants.

Par exemple, le magasin de chaussures: j’ai du me procurer des chaussures de chantier (renforcées, pour répondre aux normes de sécurité de notre usine aux US), constituées de matériau non-magnétique pour pouvoir être portées dans la salle d’IRM (imagerie par résonance magnétique, le scanner étant constitué d’un énorme aimant, on ne peut pas y entrer avec des chaussures contenant une coque métallique). Le magasin est vraiment “à deux pas” de la compagnie (donc relativement habitué à ce genre de requêtes), mais j’ai quand même été frappé par le professionalisme de mon vendeur: il me sort en 2 minutes une dizaine de paires de chaussures répondant à mes critères, et me laisse choisir sans me coller. Ensuite, il mesure mes pieds en largeur, en longueur et dans tous les sens avec un outil spécial, et il arrive avec la paire qu’il me faut (pas besoin de 50 essayages, car il a vraiment l’oeil). Mais sourtout, le service se joue dans le détail, comme m’appeler par mon prénom après avoir aperçu mon nom sur ma carte de crédit. On sent que le gars considère chaque client comme unique et fait tout pour qu’il soit satisfait.

Autre exemple, dans la restauration. C’est aussi un détail, mais j’ai remarqué un établissement ou la serveuse se rappelait exactement du choix de chacun: boisson, entrée, cuisson de la viande, sauce de la salade, accompagnement… pour onze personnes. Normal, me direz-vous, mais je dois dire que j’ai souvent vu (en Europe) des serveurs qui amènent l’ensemble des commandes de tous les clients et les “font passer” en demandant: “la Leffe blonde?”, “la salade niçoise??”, “le boeuf bourguignon???”. Bien sur, ça marche aussi, mais je trouve ça plus élégant d’apporter la commande de chaque client à la personne qui a commandé. A nouveau, c’est donner le sentiment au client qu’ “il existe”, qu’ “il compte”.

Le service américain est assez différent du service japonais en ce sens: Les japonais ne vont pas essayer de “jouer copain” avec le client; ils vont le mettre sur un pédestal et le servir sans rechigner. Les américains, par contre, vont essayer de sympathiser avec le client, de l’appeler par son prénom, pour entretenir une “relation d’amitié”.

Mais au Japon, il n’est pas rare de voir un vendeur débarquer chez le client pour l’aider à résoudre un problème. Je pense par exemple à une histoire qui nous est arrivée, peu après l’achat d’une nouvelle voiture. Un soir, un voisin nous averti qu’il a entendu des miaulements venant du capot de notre voiture. C’était un chaton qui s’y était faufilé et n’arrivait plus à sortir. Malheureusement, lorsque nous avons tenté de le dégager, le petit terrorisé s’est tapi dans un recoin. Impossible de l’attrapper. Mon épouse téléphone alors chez notre dealer, et voilà que ce dernier se propose de venir chez nous à l’instant pour nous aider. Juste parce qu’il nous avait vendu une voiture deux semaines avant! Je suis persuadé qu’en Europe, on m’aurait dit: “vous avez acheté la voiture, elle est à vous maintenant, débrouillez-vous!”.

Tout cela nous montre qu’il y a mille façons de fournir un service de qualité au client. Et cela se joue dans le détail et sur le long terme. Mais je suis sur que c’est payant.

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5th July 2007

Pourquoi l’iPhone aura du mal à percer au Japon

Je viens de lire un article intéressant sur le sujet.

La thèse de l’auteur est la suivante: la vrai raison pour laquelle l’iPhone ne percera que difficilement sur le marché japonais n’est pas tellement que le système de téléphonie japonais est différent du système américain ou européen (le GSM).  Le problème n’est pas non plus lié au marché.  Il est vrai que les “smart phones”, càd les téléphones qui font tourner un OS style Windows Mobile et de réelles applications, sont assez rares au Japon.  Un monde de différence avec le boom récent des BlackBerry aux Etats-Unis.

Mais selon l’auteur, le vrai problème est autre.

Car ce qui est particulier avec l’iPhone, c’est que c’est le fabriquant, Apple, qui prend complètement en charge l’image et du marketing du téléphone.  Et ça, c’est une différence fondamentale avec le mode japonais.  Au Japon, les téléphones portables se font complètement approprier par les différentes compagnies de télécom (Docomo, Softbank, Au…).  De plus, les téléphones sont complètement customisés pour ne fonctionner qu’avec un opérateur particulier: même en déverrouillant la carte SIM d’un téléphone japonais, il est fort improbable qu’il fonctionnera avec un autre opérateur.  Les fonctions de l’iPhone, par contre (mis à part la fonction téléphone), ne sont pas liées à AT&T et il est d’ailleurs probable que l’iPhone fonctionne avec d’autres opérateurs dans le futur.  Le concept de l’iPhone est d’ailleurs fort différent d’un simple téléphone: il se veut être une véritable platforme multimédia.

Voilà la véritable raison pour laquelle il faudra un certain temps pour que l’iPhone se vende au Japon.  Cela demandera d’abord un changement de mentalité.

Mais au Japon, comme dans toute économie de marché, c’est finalement la demande qui mène la danse.  Donc si les Japonais veulent l’iPhone, ils l’auront, serait-ce au prix d’une révolution du marché des opérateurs télécom.

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1st July 2007

La Marche de l’Empereur

Ce week-end, nous avons vu un film intitulé “La Marche de l’Empereur“.  Qui est “l’empereur”?  Eh bien ce n’est autre que le manchot empereur, ce pingouin majestueux qui, bizarrement, nous reflète un peu ce que nous sommes.

Au premier abord, c’est un documentaire, mais là où ce film va plus loin que le Discovery Channel, c’est dans la façon un peu “anthropomorphique” dont est contée l’histoire de ces animaux étonnants.  Ces manchots sont attendrissants, majestueux, et comme habités par les mêmes émotions que les hommes.

Le film raconte comment les manchots marchent de l’océan jusqu’au centre de la banquise, pour donner la vie.  Danse nuptiale, ponte de l’oeuf, passage de l’oeuf de la femelle au mâle, ce dernier qui protégera l’oeuf jusqu’au retour de la mère repartie chercher de la nourriture dans l’océan…  C’est vraiment l’histoire d’une bataille pour la vie.  La vie qui ne fait pas de cadeau: tellement d’obstacles à surmonter pour survivre.  Mais chacun se bat sans faiblir et c’est ça qui est fort.

Nous aussi, les hommes, nous devons nous battre.  Heureusement, les chances de survie de nos enfants sont sans doute plus importantes que celles des manchots de l’Antartique, mais néanmoins, la vie est une bataille et ce film me l’a rappelé.  Je me faisais la réflexion (et là je m’éloigne un peu du thème du film), que c’est souvent lorsque nous sommes dans un environnement dur que nous sommes le plus “entrainés” à nous battre.  Dans mon cas, j’ai parfois l’impression que, ayant toujours eu tout ce dont j’avais besoin, je n’ai justement pas été forcé à me battre, et que j’ai donc parfois tendance à lâcher prise trop vite.  En business aussi, il faut se battre pour survivre parmi les “prédateurs” (la concurrence).  Voilà donc peut-être un appel à la persévérance et à l’acharnement (dans le bon sens du terme).

Pour en revenir au film: de superbes images, une histoire étonnante, un peu de suspens même, et en tout cas un excellent point de départ pour réfléchir sur soi.

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26th June 2007

Les légumes bio de Mme Wada

Voici un bel exemple d’une petite entreprise qui “crée du sens” (make meaning pour reprendre les termes de Guy Kawasaki): “la Ferme Wada”.

M. et Mme Wada ont un champ et cultivent des légumes bio. Ils aimeraient vraiment distribuer largement leurs bons légumes, mais cela nécessite de les cueillir (évidemment), de les acheminer au magasin ou au marché ou à la coopérative agricole (et se faire sucrer au passage pour le transport et la distribution). Leurs légumes cultivés avec amour, mais surtout sans engrais chimiques, qui leur coûtent donc dejà cher à la production, risquent ainsi de devenir vraiment non-concurrentiels.

C’est ici que Mme Wada a une bonne idée: elle décide de vendre l’usufruit de petites parcelles de son champ à ceux qui sont intéressés.  Concrètement, cela veut dire que je paye une somme fixe (environ 100 EUR) et j’ai le droit de récolter ladite parcelle pendant les trois mois d’été: 4 plants de tomates, 4 plants de concombres, 3 plants d’aubergines, 2 plants de poivrons.  En fait, récolter, c’est un droit (et aussi un devoir), mais c’est surtout un plaisir: surtout au mois de juillet, la production est tellement abondante qu’on peut venir tous les deux jours se servir de légumes frais (pas moyen de faire plus frais!).  Et puis, pour des petits citadins japonais qui n’ont pas de jardin potager, c’est une occasion unique de voir comment les légumes poussent, et de les cueillir eux-mêmes.  Ma fille adore aller cueillir les légumes chez Wada-san!

Moi, ce qui me frappe dans cette entreprise, c’est:

  • son originalité
  • la minimisation des pertes, tant pour soi que pour le client (pas de légumes invendus)
  • la minimisation des coûts, en éliminant les intermédiaires
  • la “mission sociale/éducatrice”: permettre aux gens de mieux réaliser d’où viennent les légumes qui atterrissent dans leur assiette

C’est vraiment ce genre d’innovation dont notre société a besoin.

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