• Ma Tasse de Thé

  • Méditations, doutes et illuminations d’un amateur de thé…

27th janvier 2008

Fabrication de chaussons en laine

Je me suis fabriqué une paire de chaussons en feutrine, à partir de laine brute. Aidé par mon épouse (qui avait déjà de l’expérience dans le domaine, car elle a fabriqué deux paires de chaussons pour ma fille), j’ai mis la main à la pâte (enfin… à la laine), pour confectionner ces chaussons, qui sont bien chauds et très confortables [*].

Chaussons de feutrine faits main

Le procédé de fabrication est assez simple, en théorie, mais il faut quand même attrapper un certain « coup de main »:
1. Se procurer de la laine brute (ici, de la laine de mérinos), j’en ai utilisé environ 360g pour cette paire si ma mémoire est bonne.
2. Fabriquer un « patron » en carton dur, et le recouvrir de plastique (ex. sac plastique) pour éviter qu’il n’absorbe l’eau.
3. Préparer la laine: il faut séparer les fibres jusqu’à obtenir de très fins voiles.
4. Préparer de l’eau savonnée (ex. eau + produit de vaisselle).
5. Poser une très fine couche de laine brute sur le patron.
6. Mouiller la laine avec l’eau savonnée.
7. Frotter doucement la laine (dans le sens des fibres), jusqu’à ce qu’elle se transforme en feutrine.
8. Retourner le patron et répéter les étapes 5-7 de l’autre côté.
9. Répéter les étapes 5-8 en alternant la direction des fibres (verticale / horizontale), jusqu’à avoir utilisé toute la laine (environ 180g par chausson).
10. « Démouler » le chausson, en retirant le patron, ouvrir une fente au niveau de la cheville à l’avant du chausson, et retourner le chausson. Notez que la première (resp. dernière) couche de laine est celle qui se retrouvera à l’extérieur (resp. l’intérieur) du chausson. (Dans ce cas-ci, j’ai donc commencé par la laine bleue, que j’ai recouverte de laine blanche.)
11. Presser le chausson et l’essorer soigneusement afin de vider l’eau et de renforcer la feutrine.
12. Recommencer les étapes 1-11 pour le deuxième chausson (ou bien demander à un(e) ami(e) de fabriquer l’autre chausson pendant que vous fabriquez le premier!)
13. Faire sécher les chaussons. Et voilà!

Clairement, c’est plus vite dit (écrit) que fait (j’ai quand même mis 3h pour un chausson), et le plus difficile quand on n’a pas l’habitude, est selon moi l’étape 7 qui consiste à frotter doucement la laine pour qu’elle se transforme en feutrine. Il faut commencer vraiment doucement pour éviter que les fibres ne « prennent mal » (=fassent des boules), et il faut frotter suffisemment longtemps que pour que toute la laine se « feutrinise » complètement (sinon, le chausson va se décomposer rapidement).

Attention aussi à bien répartir la laine (de façon équitable), et à soigner les bords du patron pour que le « recto » et le « verso » soient bien connectés.

Etant vraiment débutant dans la matière, j’espère ne pas avoir dit de bêtises (corrigez-moi si vous en voyez), et je ne pourrai pas vous en dire tellement plus. Mais n’hésitez pas à demander conseil aussi au magasin où vous vous procurerez la laine brute.

Sur ce, bon hiver… les pieds au chaud!!

[*] Je pensais ne pas encore avoir l’âge de porter des pantoufles de papy, mais comme au Japon on se déchausse à l’intérieur (notre appartement ne fait pas exception), et que le chauffage central n’est pas vraiment répandu ici, je suis bien content de ces chaussons.

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11th janvier 2008

Onsen chauffé à la biomasse

L’autre jour, nous sommes allés nous relaxer dans un onsen (温泉 source chaude) à l’Ouest de la ville de Tôkyô. L’onsen Seotonoyu 瀬音の湯, qui a ouvert ses portes l’année dernière, a cela de particulier que ses chaudières sont alimentées par la biomasse de la région.

Seotonoyu

Foret dans la region d’AkirunoLa biomasse est l’ensemble des matières organiques (vivantes ou mortes récemment) pouvant servir de combustible. Des exemples de constituants de la biomasse sont le bois (évidemment), mais aussi: les résidus verts, la paille, le fourrage, les céréales ou l’huile… La ville d’Akiruno あきる野 et alentours, bien que faisant partie de l’agglomération de Tôkyô compte encore un grand nombre de forêts. Leur entretient permet de récupérer d’importantes quantités de bois et résidus organiques qui, autrement, ne seraient pas utilisés. Autrefois, le bois recueilli de cette manière servait à fabriquer des baguettes jetables, les wari-bashi 割箸 (litt.: « les baguettes à séparer », car on les sépare avant de les utiliser), mais aujourd’hui, leur fabrication est devenue trop chère que pour être rentable. L’initiative mise en oeuvre de concerts par les autorités, les entreprises, et les habitants ne se limite pas au seul onsen. Chaque année, sur les 5000 tonnes de biomasse récoltée, environ 2480 tonnes sont utilisées pour le chauffage et comme source d’énergie de maisons écologiques.

Chaudieres de l’onsen SeotonoyuL’onsen de Seotonoyu, quant à lui, utilise 1200 tonnes pour 1500 tonnes récoltées pour le chauffage de l’eau des bains. Ci-contre, photo des impressionantes chaudières qui sont capables de brûler le bois pratiquement sans nécessiter de le couper. L’eau puisée de à source est à la température de 27.2 degrés centigrades. De là, une partie est chauffée à 45 degrés (pour les bains) et l’autre à 60 degrés (pour le chauffage).

Voilà donc une idée de destination pour un week-end si vous êtes dans la région de Tôkyô. L’onsen offre un rotemburo (露天風呂 bain extérieur), un bain pour les pieds (ashiyu 足湯) et… un excellent restaurant!

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6th janvier 2008

Tirer les rois au Japon

Cette année-ci, nous avons tiré les rois à deux reprise en une semaine. C’est une coutume méconnue de la plupart des japonais, mais chose bizarre: on vend des galettes des rois dans les department store à Tôkyô! Alors quand on vend un produit mais qu’on ne sait pas comment cela s’utilise, cela cause inévitablement quelques bizarreries.

Galette japonaisePremière tentative. Je choisis la galette et la dame du magasin me dit:
« Pour éviter que les gens ne s’étranglent en mangeant le gâteau, la fève est distribuée séparément, et c’est à vous de la mettre dans la galette ». …
C’est moi qui ai failli m’étrangler en entendant cette excuse bidon! Et quand je lui demande comment on est sensé faire, elle me dit:
« Oh, il suffit de la glisser dans une des parts après avoir coupé la galette ».
Ah c’est malin! Heureusement, j’ai pu me débrouiller pour faire cela discrètement, et entre nous, la galette était délicieuse.

Vive le roi!Deuxième tentative, deux jours plus tard dans un autre magasin. D’abord, quand je commande la galette, la brave dame ne comprend pas ce que je veux. Bon, j’admets que j’ai dit « galette des rois kudasai » (=une galette des rois svp) au lieu de « garetto dé rowa kudasai » (ガレット・デ・ロワ下さい), mais bon, il faudrait quand même apprendre le nom de ce qu’on a dans l’étalage, ma p’tite dame. Ensuite, comme je me rappelle du coup de la fève fournie séparément deux jours plus tôt, et que je vois la fille qui m’emballe la galette sans rien dire, je lui demande:
« Est-ce qu’il y a une fève dans la galette? »
(question idiote, je sais, mais pas si idiote que cela au Japon). La pauvre fille me répond:
« Shôshô o machi kudasai » (=un instant svp)
et court chez sa supérieure demander ce que le gaijin au comptoir (moi) appelle une fève. Elle revient avec le sourire, et sort du comptoir quelques fèves et me dit:
« Vous avez droit à un jouet avec le gâteau, vous pouvez choisir parmis les jouets suivants ».
La pauvre n’a apparemment pas compris a quoi ça sert. C’est pas grave, pas le temps de lui expliquer, je regarde les fèves qu’elle me tend pour choisir et, stupeur, je réalise que j’ai le choix entre: (1) une andouille et (2) des piments (en porcelaine). Cool idée pour une fève. Tant qu’a faire, j’opte pour l’andouille, je paye et je m’en vais. Et c’est pas fini: à mon retour, je lis la notice (si-si au Japon, il y a une notice sur les galettes des rois) qui dit: « Pour éviter les étranglements (encore, c’est une fixation dis-donc), nous avons remplacé la fève par une amande ». Oh ho! Joli, les japonais! Comme ça, pas besoin de mettre la fève dans la galette, celui qui tombe sur l’amande est le roi et reçoit un super jouet comme récompense (une andouille dans ce cas-ci)!

On a bien ri en tout cas.

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31st décembre 2007

Rétrospective et bonnes résolutions

L’heure du passage d’année va bientôt sonner, il est temps de faire une petite rétrospective (on est agile ou on ne l’est pas)!

Cela va bientôt faire un an que j’ai commencé ce blog, et voici quelques statistiques:

  • WordPress dit:
    There are currently 38 posts and 374 comments, contained within 12 categories and 44 tags.
    Akismet has protected your site from 8,466 spam comments.
  • Google analytics dit:
    20,182 Visits (33,956 Pageviews)
    Avg. Time on Site 00:01:39
  • Technorati dit:
    Authority 53

Voilà quoi, c’est un p’tit blog perso, et le nombre de visites et de commentaires ont sûrement été boostés par mon plugin pour WordPress, Flexible Upload.

Allez, l’année prochaine, j’essaie de poster 2x par semaine. Objectif: 100 posts en 2008!

Pour mon site Japonophile.com par contre, pas de nouvel article cette année. Japonophile aurait-il fait son temps? Il fait pourtant davantage de visites que mon blog, et j’ai bien des idées de sujets à ajouter. Mais cela fait maintenant plus de 6 ans que je vis au Japon, et j’ai l’impression que je suis devenu trop habitué à la culture japonaise, et que les différences ou bizarreries me frappent moins. Je me rappelle mes deux premières années où chaque jour m’apportait une nouvelle découverte, un nouvel étonnement. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Peut-être devrais-je donc réenvisager la manière dont je présente le Japon. Mon « modèle », ou plutôt, ce à quoi j’aurais voulu arriver pour Japonophile.com, est « Comme ça du Japon ». Ce site regorge d’articles bilingues (Français-Japonais, et plus récemment aussi en Anglais), qui sont aussi agréables à lire pour les japonais que pour les français. (Notez que depuis quelques mois, les mises à jour sont plus rares… l’auteur est-il plus occupé depuis son déménagement à Tokyo?)

Quoi qu’il en soit, je cherche la bonne façon de continuer ce site, et éventuellement de lui faire prendre une nouvelle tournure. Vos conseils sont les bienvenus!

Sur ce, je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices, une Bonne Année 2008!

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29th décembre 2007

Veuillez vous reposer

Quand j’ai commencé à travailler dans cette compagnie au Japon, j’ai été supris lorsque toutes les lumières se sont éteintes a midi pile, pour se rallumer 1 heure plus tard, à la fin de la pause de midi. Mais ce n’est rien:

Voilà qu’à partir d’aujourd’hui, une petite cloche se met à sonner (ça me rappelle l’école), et une voix enregistrée annonce quelque chose comme ça: « en préparation au travail de l’après midi, veuillez bien vous reposer pendant la pause de midi; les lumières s’éteingnent automatiquement, merci de votre coopération et bon repos ». Non mais, y nous prennent vraiment pour des gamins… C’est fou! Outre cela, ce petit cinéma m’inquiète pour deux raisons.

La première: les japonais sont tellement workaholic (je ne connais pas l’équivalent en Français), qu’ils sont incapables de décider de prendre leur pause. C’est vrai, j’en connais plus d’un parmi mes collègues qui ne prendraient pas ou peu de pause s’il n’y étaient pas contraints (et encore, il est possible de travailler dans le noir…). C’est comme l’invention des « yûkyû shutoku suishin-bi » 有給取得推進日 = « jours de congés conseillés »: On propose gentiment aux gens de prendre congé ce jour-là, comme ça ils ne seront pas tout seuls à prendre congé (une hantise japonaise), et ils ne devront pas chercher d’excuse (et sinon, de toute façon, ils ne prendraient pas congé du tout).

La deuxième chose qui m’inquiète est que les gens deviennent de véritables petits automates, sans volonté ou capacité de jugement. On doit leur dire ce qu’il doivent faire, même pour les choses essentielles, comme se reposer. Mon épouse me racontait l’autre jour que dans l’éducation d’un enfant, il est important de ne pas toujours adopter le ton impératif: « fais ci, ne fais pas ça », car cela enlève à l’enfant sa liberté et l’empêche d’apprendre à discerner lui/elle-même ce qui est bon pour lui/elle. C’est frappant comme on peut se complaire dans un petit monde où il y a toujours quelqu’un pour nous dire ce que nous devons faire.

Evoluons, bon sang: laissez-nous prendre notre pause de midi quand on veut, comme des grands!

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27th décembre 2007

Maisonnette en bois pour enfants – Wooden house for children

Here is how I built a little wooden house for my daughter.

First of all, (as on says preparation accounts for 90% of the success), here are the plans:

Voici comment j’ai fabriqué une maisonnette en bois pour ma fille.

Tout d’abord, (comme Patrice me le rappelait, la préparation c’est 90% du succès), les plans:

Plan 1Plan 2Plan 3

You will need / Vous aurez besoin de

Materiaux

  • pine boards / planches de pin:
    • 1820 x 285 x 19 mm    (x1)
    • 910 x 235 x 19 mm    (x4)
    • 1820 x 235 x 19 mm    (x1)
    • 1820 x 140 x 19 mm    (x2)
  • battens / des lattes : 1820 x 30 x 14 mm    (x2)
  • bars / des barres : 910 x 32 ∅ mm    (x4)
  • screws / des vis : ~30 x 1.2 ∅ mm    (x30)
  • dowels / des chevilles de bois : 6-8 mm    (x30)
  • sandpaper / du papier de verre

Step 1 : Cut the wood / Etape 1 : Découper le bois

LinteauI took it easy: I asked the shop to cut the planks to the right size, and even to cut the complicated shape of the lintel. They cut it for me and it was ready the next day. I also asked them to make the holes for the bars: 32 mm diameter (I marked myself the center of each hole, to make sure they were where I wanted).

Je ne me suis pas crevé: j’ai demandé au magasin de me couper les planches à la taille désirée, et j’ai même demandé la découpe de la forme compliquée du linteau. Ils m’ont tout coupé et c’était prêt le lendemain. Je leur ai aussi demandé de me percer des trous pour les barres: 32 mm de diamètre (j’ai marqué moi-même le centre des trous pour être sûr qu’ils soient où je voulais).

Step 2 : Sanding / Etape 2 : Ponçage

PoncageNext, I sanded all the pieces, to make the edges smooth. This is a bit of work, but it necessary if you don’t want your child hurt (by splinters), and it is worth the effort: the whole house will look smooth and nice.

Ensuite, j’ai poncé toutes les pièces pour rendre les bords lisse. Cela représente un certain travail, mais c’est nécessaire pour éviter que l’enfant se blesse (avec les échardes), et cela en vaut la peine: le tout sera lisse et agréable.

Step 3 : Assembling the shelves / Etape 3 : Montage des étagères

Montage des etageresAs you can see, the structure of this house is mainly made of two shelves, which are simply connected by two lintels. Therefore, I first assembled these two shelves, which are « stand-alone ». They are made of two vertical boards connected by a horizontal board of the same width at 30 cm from the ground, and by a narrower board at 60 cm. The lower shelf is consolidated with another board, and by a batten fixed on the diagonal, to make the whole structure more solid.

Comme vous l’aurez remarqué, la structure de la maison est essentiellement faite de deux étagères simplement connectées par deux linteaux. Ce sont donc ces deux étagères que j’ai d’abord assemblées, qui sont sont indépendantes l’une de l’autre. Elles sont faites de deux plaques verticales reliées par une plaque horizontale de même largeur à 30 cm du sol, et par une plaque plus étroite a 60 cm. La planche du bas est consolidée par une autre planche à l’arrière, et par une latte fixée diagonalement, pour rendre la structure plus solide.

ChevillesI used wooden dowels to assemble most boards: first mark the exact position of each dowel on both parts to be assembled; open a hole just a little bit narrower than the dowels diameter; put a little glue and bring all parts together. It was not so complicated, but the most important is to be very precise when making the holes.

J’ai utilisé des chevilles de bois pour assembler la plupart des planches: marquer d’abord l’emplacement exact de chaque cheville sur les deux parties à assembler; percer un trou légèrement plus étroit que le diamètre de la cheville; poser un point de colle et mettre les pièces ensemble. Ce n’était pas trop compliqué, mais le plus important est d’être très précis au moment de marquer et de percer les trous.

Step 4 : Fixing the lintels / Etape 4 : Fixation des linteaux

Next, I fixed the lintels to link the two shelves together. Here again, I used dowels rather than screws.

Ensuite, j’ai fixé les linteaux pour relier les deux étagères. Ici encore, j’ai utilisé des chevilles plutôt que des vis.

Chevilles pour fixer le linteauFixation du linteau

Step 5 : The roof / Etape 5 : Le toit

Well, there is not much roof: the idea is to cover the house with a linen (preferably made of organic cotton), so I just linked front and rear sides with four bars. They are not fixed in any way, just inserted in the holes which are very tight (I had to sand the inner part a little bit to fit the bars).

Enfin, il n’y a pas vraiment de toit: l’idée est de couvrir la maison d’une toile (de préférence faite de cotton biologique), donc j’ai simplement relié l’avant et l’arrière avec quatre barres. Elles ne sont pas fixées, simplement insérées dans des trous qui sont très étroits (j’ai du poncer un peu l’intérieur des trous pour arriver à insérer les barres).

The result / Le résultat

Le resultat

Here it is. If you make this house for your children (or adapt it), or if you have other ideas, I’d be happy to hear from you!

Et voilà. Si vous fabriquez cette maison pour vos enfants (ou si vous l’adaptez), ou si vous avez d’autres idées, faites-moi signe!

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9th novembre 2007

Flock, the Social Web Browser

Have you ever thought about a browser that would allow you to follow Twitter, Facebook, Flickr, Youtube, … and even post to your blog instantly?

Flock, the Social Web BrowserWell, you were probably dreaming about Flock.  I just discovered it and it looks very nice, with all (not exactly all, but most) SNS integrated.  The twitter and media sidebars are very cool, and it has all other features a modern browser offers.

Isn’t this beautiful?

Blogged with Flock

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4th novembre 2007

PHP vs ASP.NET

I just had a very interesting exchange with a friend of mine about which web technology to adopt. We were mainly comparing PHP and ASP.NET (leaving JSP, Ruby etc aside for now).

If we were to develop a medium/large size website, which technology should we choose? The interesting thing was our different backgrounds: we both studied computer engineering and learned programming at school on Unix-like systems, but after that, my friend mainly developed on Windows using Microsoft development tools, and I continued developing in Unix (actually more Linux). While his main tool is Microsoft Visual Studio, mine would be Eclipse or even… vi(m)! We really didn’t want to argue on this, so we tried to list « objective » differences and compare the pros and cons of ASP an PHP.

So we came up with general statements found randomly on the web:

  • PHP: platform independent, open-source, fast (performance), widely used, suited for small websites, MVC not well separated except when using a good framework
  • ASP: Microsoft, closed-source ;) , maybe heavier than PHP but suited for large websites, good framework to separate view from model

At this point, none of us was able to say that one technology is « better » than the other.

Being used to open-source software and DIY solutions, I know PHP and have never touched ASP.NET. As for my friend, he thinks that having to type commands in a terminal is « pre-historic » and shouldn’t be needed anymore: You should be able to create your interactive website, connect to the database etc just by a few mouse clicks. And he showed me how Microsoft Visual Studio allows this. On the other hand, PHP does not have one framework like ASP.NET, it has many (I talked about Tigermouse recently, but there seem to be more mature frameworks like Symfony etc). You need to choose your framework, choose your IDE also. Can Zend Studio compete with MSVS? As far as I know, PHP does not have one simple, unified development environment, which seems to be the biggest difference between ASP.NET and PHP.

I will remain a fan of PHP and open-source solutions. But this discussion with my friend made me wonder the following: When you want to quickly develop a large application with a short time-to-market, are open-source solutions performant enough? Or are they only for the people who « have time »? The following is an excerpt of the MySQL website download page:

MySQL Downloads
MySQL Downloads

So to use open-source free products, I need time + experience, which is worth a lot of money I think.

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31st octobre 2007

ScrumMaster training in Tokyo

I just attended an excellent training about SCRUM, the Certified ScrumMaster training in Tokyo. And this happens to be the first training given in Japan by the SCRUM Alliance.

The coach, Bas Vodde, told us what makes SCRUM special with respect to traditional development methods (aka waterfall), by explaining us the basic concepts underlying SCRUM. The concise SCRUM Primer, compiled by Pete Deemer and Gabrielle Benefield, is an excellent introduction.

But not only did Bas explain us how SCRUM is supposed to work, he also answered lot of practical questions such as: « how to address skeptical team or management? », « can SCRUM be applied in projects involving hardware development? », « how to handle regression testing? », etc.

Although the « rules » of SCRUM are very simple: self-managing team, potentially shippable product increment delivered in time-boxed iterations (SPRINT), customer-centric backlog driving development, inspect/adapt cycles with transparency, etc. … SCRUM seems very challenging to me if you want to implement it correctly. Because we (and our companies) are simply not used (yet) to think that way. We « like » to have managers telling people what they need to do (rather than encouraging self-management), and we always tend to go back to our old « waterfall » thinking which is really in the way to make SCRUM successful.

So what’s next? Talk about SCRUM and Agile methodologies. Get people know more about it. Start actually using SCRUM in some (pilot) project in our company. I’m really looking forward to see all this happen!

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27th octobre 2007

Webapps for Project Management

Recently, I tried two web applications which I’d like to briefly review.

Mindomo logoThe first one is Mindomo http://mindomo.com/ A very neat tool, which allows you to write mind maps. Try to dump the content of your brain in a Word document, it doesn’t work ;) Try to write a mind map, there’s still a gap with what you think, but it is closer to what you (think you) are thinking… Mindomo is an excellent example of a RIA, with an easy to use interface and some pretty features (like map sharing). And it’s free….. at least for up to 7 maps (that’s obviously a big limitation…)

Teamwork Project logoAbout the other webapp I’d like to present, I’m a little less enthousiast. I am talking about teamwork project http://twproject.com/. This one has a different purpose, it is an integrated tool suite for project management. There is a downloadable version, which I didn’t try, so I am only talking about the online version. First the pros: the tools has plenty of features, including task scheduling, team communication, issue management, project overview, etc. And they say it integrates with SCRUM (to create project and sprint backlogs), but the wizard does not seem to be available in the online version (?). However, the main problem I see with this tool: it’s too slow!! (again, I’m speaking of the online version). It is not responsive (no Ajax out there? too many page refresh) and the number of clicks needed to perform simple things (e.g. add a task) is too high. Otherwise, I’d really have loved this tool…

Do you know any online project management tool you would recommend?

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