• Ma Tasse de Thé

  • Méditations, doutes et illuminations d’un amateur de thé…

26th February 2008

Bientôt le Hina Matsuri…

Ca y est: on a resorti les poupées hina (雛人形). (Enfin, ça fait déjà plus d’une semaine, mais je ne trouve pas le temps de bloguer).

Poupees HinaAu Japon, la préparation du Hina Matsuri (Festival des Poupées), c’est un peu comme quand on décore un sapin de Noel. On retrouve les poupées qui ont dormi pendant 11 mois et on prend plaisir à les astiquer et à les disposer sur le promontoire… en chantant la chanson du Hina Matsuri:

灯りをつけましょう雪洞に♪
Akari wo tsukemasho bombori ni,
お花をあげましょ桃の花♪
O hana wo agemasho momo no hana …

Puis, on pose des friandises (hina arare ou fuwa sen) en attendant patiemment le grand jour pour les déguster.

Poupees HinaAu fond, je me suis demandé d’ou vient le terme hina 雛, et j’ai trouvé une réponse ici. L’appellation viendrait de “hiyoko” (poussin) rappelant le côté petit et mignon des poupées. Elles trouvent leur origine à l’époque Heian (794-1185), où elles étaient sensées repousser la saleté et les catastrophes. Au départ, faites de papier ou de terre, les poupées hina étaient debout. Ce n’est que plus tard (vers l’époque Muromachi, 1392-1573) qu’elles se sont assises. Et c’est depuis l’ère d’Edo (1603-1868) qu’on décore les poupées le 3 mars, lors de la floraison des pêchers.

Voilà pour la culture. Mais pour moi, le plus grand plaisir du Hina Matsuri est de voir ma fille toute excitée et joyeuse de sortir les poupées et de remonter sa boite à musique en chantonnant la petite mélodie.

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11th February 2008

UDON = soul food

Hier, nous avons vu un film (en DVD) intitulé UDON. Ce fut… un régal!

UdonPour les non-initiés, l’udon est une sorte de nouilles épaisse que l’on mange au Japon. Nourriture extrêmement simple, puisque ne contenant que 3 ingrédients (l’eau, le sel et la farine), les Japonais l’apprécient tellement que certains le considèrent comme une “nourriture de l’âme” (soul food).

L’histoire

Kosaku Mitsui (31) quitte son petit village et vole vers New York, où il tente de devenir célèbre. Cela s’avère cependant plus difficile que prévu et Kosaku se voit forcé de rentrer au pays, avec une dette importante à rembourser. De retour dans sa région, Sanuki (讃岐, préfecture de Kagawa 香川), il retrouve ses vieux amis, sa soeur, et son père qui ne sait faire qu’une chose: fabriquer l’udon. Cherchant du travail dans son pays natal, il se fait engager par hasard pour un magazine local pratiquement inconnu. L’idée lui vient alors, avec sa collègue Kyoko de faire découvrir à leurs lecteurs les secrets de l’udon…

Kosaku et KyokoLe film, très divertissant, et émouvant par moments, aborde plusieurs thèmes:

  • Le rire, qui n’est pas seulement le don des humoristes ou acteurs: “Donne quelque chose de délicieux à manger à quelqu’un et tu verras son visage radieux!”
  • Comment commence une mode, un boom? Quelle est cette étincelle qui fait prendre le feu?
  • L’udon est une “nourriture de l’âme“: sa simplicité et sa pureté sont réparatrices. (Au fait, quelle est la “nourriture de l’âme” en Belgique? Les frites? Si c’est un paquet de frites dans les mains que se vivent les émotions les plus fortes, peut-être?)
  • Retrouver ses racines, et la richesse qu’elles contiennent, mais aller jusqu’au bout de son chemin et de ce que l’on veut faire.

Bon appetitEt puis, ce film m’a vraiment donné envie d’un jour descendre jusque dans la région de Sanuki, à la recherche de ces artisans, fabriquants d’udon, qui réchauffent le corps et le coeur…

Voir aussi: Site officiel du film UDON

Men-tsu-dan

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6th February 2008

Ma fille aime les histoires…

… mais pas n’importe lesquelles!

Alors que, comme d’autres enfants, elle aurait pu aimer ceci:

Sailor Moon

… ou encore cela:

Pokemon

Voici le manga que ma fille préfère:

Sazae-san

Eh oui, Sazaé-san! Et je vous assure, ce n’est pas moi qui lui ai inculqué ça. Le manga qu’on a à la maison est en noir et blanc, mais elle adore. Ce qu’elle aime dans ces histoires de la vie de tous les jours, où il ne se passe rien de spécial? C’est sans doute qu’il y a toujours quelque chose à apprendre. Elle ne cesse de poser plein de questions: Qu’est-ce que c’est ça? Et pourquoi Sazaé-san fait ça?

Son personnage préféré? C’est “Funé” フネ, la maman de Sazaé. Avouez que pour ses deux ans, elle a des goûts raffinés, non? ;)

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4th February 2008

Acheter une maison au Japon?

On dit que “les Belges ont une brique dans le ventre”, car ils ont tendance à investir dans l’immobilier en pensant que louer c’est jeter l’argent par les fenêtres. Et en Belgique, c’est sans doute justifié car l’immobilier a tendance à gagner de la valeur avec le temps.

Au Japon par contre, ce n’est pas évident. Au contraire. (C’est la raison du point d’interrogation dans le titre de cet article: est-il possible de bien acheter au Japon?) Il y a plusieurs raisons à cela:

Maison traditionnelle japonaise1. Les maisons au Japon sont soumises à rude épreuve: climat très humide, tremblements de terre, “fourmis blanches” (シロアリ shiro-ari) et j’en passe. Leur durée de vie s’en trouve donc réduite, et il n’y a pas de système fiable d’inspection des maisons remises en vente.

2. Les maisons neuves “clé-sur-porte” construites à la chaine (建売 taté-uri) ne sont pas faites pour durer: construites “à la va-vite” avec des matériaux bon marché. On dit qu’une maison de 30 ans ne vaut plus rien au Japon: on ne peut compter que le prix du terrain. (Il y a bien sûr des exceptions: j’ai visité ces derniers-temps une maison traditionnelle japonaise, faite de bois de qualité qui malgré ses 25 ans était comme neuve et pourrait encore être habitée pendant plus de cent ans).

3. La maintenance des maisons ne fait pas partie de la culture au Japon: les gens habitent la maison, mais “oublient” qu’il faut parfois l’entretenir, la repeindre, réparer les murs ou la toiture, etc. Lorsqu’une maison est rénovée (les japonais utilise le terme “réforme” リフォーム), c’est presque toujours via une société spécialisée, rarement par les particuliers, ce qui allourdit les couts.

4. Les japonais aiment ce qui est neuf. Ca peut paraitre idiot, mais c’est vrai: les gens sont moins sensible au fait que le bâtiment a une histoire, et bien sûr, à cause des raisons énoncées au point 1, il est risqué d’acheter une maison ancienne (qui pourrait avoir des vices cachés). Et c’est accentué par les agents immobiliers, qui privilégient les constructions neuves.

5. Le “trou noir de l’immobilier” (merci à Alban pour le lien!). En gros: il y a une baisse de la demande (faible démographie) et une augmentation de l’offre de logements (neufs), conduisant à une chute des prix des biens immobiliers anciens.

Alors, dans cette situation, est-il possible d’acheter un bien immobilier sans qu’il perde de sa valeur? Cela n’a pas l’air gagné. (D’ailleurs ici, au Japon, les banques refusent de considérer la maison comme gage du prêt: il faut soit travailler pour une grosse entreprise, soit avoir une solide assurance-vie…)

La valeur d’un bien immobilier aux yeux des japonais est très liée aux facteurs suivants:

  • Accessibilité: distance de la gare la plus proche
  • Superficie: l’espace est apprécié (quoique beaucoup de japonais sont résolus à vivre dans un espace beaucoup plus étroit qu’en Europe)
  • Nouveauté: comme expliqué plus haut, le neuf est très apprécié

Or comme la superficie ne change pas, et la nouveauté se perd au fil des années, il reste l’accessibilité. Celle-ci ne change pas non plus me direz vous, à moins que… le quartier se développe, une nouvelle gare se construise (ou bien une petite gare existante prenne de l’importance), des écoles, des supermarchés se construisent. Mon idée est donc que la seule issue au problème de la perte de valeur de l’immobilier au Japon est de trouver les quartiers qui vont se développer. Acheter un bien à prix raisonable et l’entretenir au mieux, en misant sur l’expansion de la ville.

Notez que je ne suis qu’au début de mes recherches, donc si vous avez des info ou conseils, je suis preneur!

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27th January 2008

Clin d’oeil ;)

Un clin d’oeil pour mon frangin. Je n’ai pu m’empêcher de penser à lui en souriant lorsque j’ai vu les panneaux suivants dans un centre commercial au Japon.

Avenue du Rémi   Avenue du Rémi

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27th January 2008

Fabrication de chaussons en laine

Je me suis fabriqué une paire de chaussons en feutrine, à partir de laine brute. Aidé par mon épouse (qui avait déjà de l’expérience dans le domaine, car elle a fabriqué deux paires de chaussons pour ma fille), j’ai mis la main à la pâte (enfin… à la laine), pour confectionner ces chaussons, qui sont bien chauds et très confortables [*].

Chaussons de feutrine faits main

Le procédé de fabrication est assez simple, en théorie, mais il faut quand même attrapper un certain “coup de main”:
1. Se procurer de la laine brute (ici, de la laine de mérinos), j’en ai utilisé environ 360g pour cette paire si ma mémoire est bonne.
2. Fabriquer un “patron” en carton dur, et le recouvrir de plastique (ex. sac plastique) pour éviter qu’il n’absorbe l’eau.
3. Préparer la laine: il faut séparer les fibres jusqu’à obtenir de très fins voiles.
4. Préparer de l’eau savonnée (ex. eau + produit de vaisselle).
5. Poser une très fine couche de laine brute sur le patron.
6. Mouiller la laine avec l’eau savonnée.
7. Frotter doucement la laine (dans le sens des fibres), jusqu’à ce qu’elle se transforme en feutrine.
8. Retourner le patron et répéter les étapes 5-7 de l’autre côté.
9. Répéter les étapes 5-8 en alternant la direction des fibres (verticale / horizontale), jusqu’à avoir utilisé toute la laine (environ 180g par chausson).
10. “Démouler” le chausson, en retirant le patron, ouvrir une fente au niveau de la cheville à l’avant du chausson, et retourner le chausson. Notez que la première (resp. dernière) couche de laine est celle qui se retrouvera à l’extérieur (resp. l’intérieur) du chausson. (Dans ce cas-ci, j’ai donc commencé par la laine bleue, que j’ai recouverte de laine blanche.)
11. Presser le chausson et l’essorer soigneusement afin de vider l’eau et de renforcer la feutrine.
12. Recommencer les étapes 1-11 pour le deuxième chausson (ou bien demander à un(e) ami(e) de fabriquer l’autre chausson pendant que vous fabriquez le premier!)
13. Faire sécher les chaussons. Et voilà!

Clairement, c’est plus vite dit (écrit) que fait (j’ai quand même mis 3h pour un chausson), et le plus difficile quand on n’a pas l’habitude, est selon moi l’étape 7 qui consiste à frotter doucement la laine pour qu’elle se transforme en feutrine. Il faut commencer vraiment doucement pour éviter que les fibres ne “prennent mal” (=fassent des boules), et il faut frotter suffisemment longtemps que pour que toute la laine se “feutrinise” complètement (sinon, le chausson va se décomposer rapidement).

Attention aussi à bien répartir la laine (de façon équitable), et à soigner les bords du patron pour que le “recto” et le “verso” soient bien connectés.

Etant vraiment débutant dans la matière, j’espère ne pas avoir dit de bêtises (corrigez-moi si vous en voyez), et je ne pourrai pas vous en dire tellement plus. Mais n’hésitez pas à demander conseil aussi au magasin où vous vous procurerez la laine brute.

Sur ce, bon hiver… les pieds au chaud!!

[*] Je pensais ne pas encore avoir l’âge de porter des pantoufles de papy, mais comme au Japon on se déchausse à l’intérieur (notre appartement ne fait pas exception), et que le chauffage central n’est pas vraiment répandu ici, je suis bien content de ces chaussons.

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11th January 2008

Onsen chauffé à la biomasse

L’autre jour, nous sommes allés nous relaxer dans un onsen (温泉 source chaude) à l’Ouest de la ville de Tôkyô. L’onsen Seotonoyu 瀬音の湯, qui a ouvert ses portes l’année dernière, a cela de particulier que ses chaudières sont alimentées par la biomasse de la région.

Seotonoyu

Foret dans la region d’AkirunoLa biomasse est l’ensemble des matières organiques (vivantes ou mortes récemment) pouvant servir de combustible. Des exemples de constituants de la biomasse sont le bois (évidemment), mais aussi: les résidus verts, la paille, le fourrage, les céréales ou l’huile… La ville d’Akiruno あきる野 et alentours, bien que faisant partie de l’agglomération de Tôkyô compte encore un grand nombre de forêts. Leur entretient permet de récupérer d’importantes quantités de bois et résidus organiques qui, autrement, ne seraient pas utilisés. Autrefois, le bois recueilli de cette manière servait à fabriquer des baguettes jetables, les wari-bashi 割箸 (litt.: “les baguettes à séparer”, car on les sépare avant de les utiliser), mais aujourd’hui, leur fabrication est devenue trop chère que pour être rentable. L’initiative mise en oeuvre de concerts par les autorités, les entreprises, et les habitants ne se limite pas au seul onsen. Chaque année, sur les 5000 tonnes de biomasse récoltée, environ 2480 tonnes sont utilisées pour le chauffage et comme source d’énergie de maisons écologiques.

Chaudieres de l’onsen SeotonoyuL’onsen de Seotonoyu, quant à lui, utilise 1200 tonnes pour 1500 tonnes récoltées pour le chauffage de l’eau des bains. Ci-contre, photo des impressionantes chaudières qui sont capables de brûler le bois pratiquement sans nécessiter de le couper. L’eau puisée de à source est à la température de 27.2 degrés centigrades. De là, une partie est chauffée à 45 degrés (pour les bains) et l’autre à 60 degrés (pour le chauffage).

Voilà donc une idée de destination pour un week-end si vous êtes dans la région de Tôkyô. L’onsen offre un rotemburo (露天風呂 bain extérieur), un bain pour les pieds (ashiyu 足湯) et… un excellent restaurant!

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6th January 2008

Tirer les rois au Japon

Cette année-ci, nous avons tiré les rois à deux reprise en une semaine. C’est une coutume méconnue de la plupart des japonais, mais chose bizarre: on vend des galettes des rois dans les department store à Tôkyô! Alors quand on vend un produit mais qu’on ne sait pas comment cela s’utilise, cela cause inévitablement quelques bizarreries.

Galette japonaisePremière tentative. Je choisis la galette et la dame du magasin me dit:
“Pour éviter que les gens ne s’étranglent en mangeant le gâteau, la fève est distribuée séparément, et c’est à vous de la mettre dans la galette”. …
C’est moi qui ai failli m’étrangler en entendant cette excuse bidon! Et quand je lui demande comment on est sensé faire, elle me dit:
“Oh, il suffit de la glisser dans une des parts après avoir coupé la galette”.
Ah c’est malin! Heureusement, j’ai pu me débrouiller pour faire cela discrètement, et entre nous, la galette était délicieuse.

Vive le roi!Deuxième tentative, deux jours plus tard dans un autre magasin. D’abord, quand je commande la galette, la brave dame ne comprend pas ce que je veux. Bon, j’admets que j’ai dit “galette des rois kudasai” (=une galette des rois svp) au lieu de “garetto dé rowa kudasai” (ガレット・デ・ロワ下さい), mais bon, il faudrait quand même apprendre le nom de ce qu’on a dans l’étalage, ma p’tite dame. Ensuite, comme je me rappelle du coup de la fève fournie séparément deux jours plus tôt, et que je vois la fille qui m’emballe la galette sans rien dire, je lui demande:
“Est-ce qu’il y a une fève dans la galette?”
(question idiote, je sais, mais pas si idiote que cela au Japon). La pauvre fille me répond:
“Shôshô o machi kudasai” (=un instant svp)
et court chez sa supérieure demander ce que le gaijin au comptoir (moi) appelle une fève. Elle revient avec le sourire, et sort du comptoir quelques fèves et me dit:
“Vous avez droit à un jouet avec le gâteau, vous pouvez choisir parmis les jouets suivants”.
La pauvre n’a apparemment pas compris a quoi ça sert. C’est pas grave, pas le temps de lui expliquer, je regarde les fèves qu’elle me tend pour choisir et, stupeur, je réalise que j’ai le choix entre: (1) une andouille et (2) des piments (en porcelaine). Cool idée pour une fève. Tant qu’a faire, j’opte pour l’andouille, je paye et je m’en vais. Et c’est pas fini: à mon retour, je lis la notice (si-si au Japon, il y a une notice sur les galettes des rois) qui dit: “Pour éviter les étranglements (encore, c’est une fixation dis-donc), nous avons remplacé la fève par une amande”. Oh ho! Joli, les japonais! Comme ça, pas besoin de mettre la fève dans la galette, celui qui tombe sur l’amande est le roi et reçoit un super jouet comme récompense (une andouille dans ce cas-ci)!

On a bien ri en tout cas.

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31st December 2007

Rétrospective et bonnes résolutions

L’heure du passage d’année va bientôt sonner, il est temps de faire une petite rétrospective (on est agile ou on ne l’est pas)!

Cela va bientôt faire un an que j’ai commencé ce blog, et voici quelques statistiques:

  • Wordpress dit:
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  • Technorati dit:
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Voilà quoi, c’est un p’tit blog perso, et le nombre de visites et de commentaires ont sûrement été boostés par mon plugin pour Wordpress, Flexible Upload.

Allez, l’année prochaine, j’essaie de poster 2x par semaine. Objectif: 100 posts en 2008!

Pour mon site Japonophile.com par contre, pas de nouvel article cette année. Japonophile aurait-il fait son temps? Il fait pourtant davantage de visites que mon blog, et j’ai bien des idées de sujets à ajouter. Mais cela fait maintenant plus de 6 ans que je vis au Japon, et j’ai l’impression que je suis devenu trop habitué à la culture japonaise, et que les différences ou bizarreries me frappent moins. Je me rappelle mes deux premières années où chaque jour m’apportait une nouvelle découverte, un nouvel étonnement. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Peut-être devrais-je donc réenvisager la manière dont je présente le Japon. Mon “modèle”, ou plutôt, ce à quoi j’aurais voulu arriver pour Japonophile.com, est “Comme ça du Japon”. Ce site regorge d’articles bilingues (Français-Japonais, et plus récemment aussi en Anglais), qui sont aussi agréables à lire pour les japonais que pour les français. (Notez que depuis quelques mois, les mises à jour sont plus rares… l’auteur est-il plus occupé depuis son déménagement à Tokyo?)

Quoi qu’il en soit, je cherche la bonne façon de continuer ce site, et éventuellement de lui faire prendre une nouvelle tournure. Vos conseils sont les bienvenus!

Sur ce, je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices, une Bonne Année 2008!

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29th December 2007

Veuillez vous reposer

Quand j’ai commencé à travailler dans cette compagnie au Japon, j’ai été supris lorsque toutes les lumières se sont éteintes a midi pile, pour se rallumer 1 heure plus tard, à la fin de la pause de midi. Mais ce n’est rien:

Voilà qu’à partir d’aujourd’hui, une petite cloche se met à sonner (ça me rappelle l’école), et une voix enregistrée annonce quelque chose comme ça: “en préparation au travail de l’après midi, veuillez bien vous reposer pendant la pause de midi; les lumières s’éteingnent automatiquement, merci de votre coopération et bon repos”. Non mais, y nous prennent vraiment pour des gamins… C’est fou! Outre cela, ce petit cinéma m’inquiète pour deux raisons.

La première: les japonais sont tellement workaholic (je ne connais pas l’équivalent en Français), qu’ils sont incapables de décider de prendre leur pause. C’est vrai, j’en connais plus d’un parmi mes collègues qui ne prendraient pas ou peu de pause s’il n’y étaient pas contraints (et encore, il est possible de travailler dans le noir…). C’est comme l’invention des “yûkyû shutoku suishin-bi” 有給取得推進日 = “jours de congés conseillés”: On propose gentiment aux gens de prendre congé ce jour-là, comme ça ils ne seront pas tout seuls à prendre congé (une hantise japonaise), et ils ne devront pas chercher d’excuse (et sinon, de toute façon, ils ne prendraient pas congé du tout).

La deuxième chose qui m’inquiète est que les gens deviennent de véritables petits automates, sans volonté ou capacité de jugement. On doit leur dire ce qu’il doivent faire, même pour les choses essentielles, comme se reposer. Mon épouse me racontait l’autre jour que dans l’éducation d’un enfant, il est important de ne pas toujours adopter le ton impératif: “fais ci, ne fais pas ça”, car cela enlève à l’enfant sa liberté et l’empêche d’apprendre à discerner lui/elle-même ce qui est bon pour lui/elle. C’est frappant comme on peut se complaire dans un petit monde où il y a toujours quelqu’un pour nous dire ce que nous devons faire.

Evoluons, bon sang: laissez-nous prendre notre pause de midi quand on veut, comme des grands!

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