26th 5月 2007

Apprendre à se connaitre

Connaissez-vous le MBTI? Le “Myers-Briggs Type Indicator” est un indicateur de personnalité inspiré par les recherches de Jung, qui permet de classifier chacun parmi 16 types psychologiques différents.

Je ne vous parle pas des petits questionnaires servant à remplir les pages des magazines féminins, pour “trouver l’homme idéal” (quoique connaitre son type peut servir à cela aussi). Jung nous apprend que l’on peut classifier chaque caractère psychologique selon plusieurs axes ou dimensions, et que chaque personne exhibe une préférence pour l’une ou l’autre extrémité de chaque axe. Cela ne veut pas dire qu’une personne fonctionne toujours de la même façon, mais plutôt une aisance, un penchant. Un peut comme on est gaucher ou droitier: ce n’est pas parce que je suis droitier que je ne peux pas écrire de la main gauche, en fait on peut même s’entrainer à utiliser indifféremment les deux mains, mais il y a toujours en nous cette “main préférée”…

Le MBTI comporte quatre dimensions:

  1. l’orientation de l’ènergie: on peut être “extraverti” (E) ou “intraverti” (I). Attention de ne pas prendre ces mots littéralement; il s’agit ici de savoir comment je me resource: en me tournant vers les autres, ou en me retrouvant avec moi-même.
  2. les fonctions de perception: on peut faire usage de “sensation” (S) ou d'”intuition” (I). Est-ce que je vois le monde extérieur comme il est, dans tous ses détails, ou bien vois-je “plus loin”, ce qui n’est pas visible directement, le futur, etc.
  3. les fonctions de jugement: on peut utiliser la “pensée” (T) ou le “sentiment” (F). Il s’agit ici de voir comment je résous un problème: étape par étape, selon des règles bien strictes, ou plutôt au “feeling”, en faisant intervenir des facteurs irrationnels, humains, etc.
  4. le style de vie: on peut privilégier le “jugement” (J) ou la “perception” (P). Suis-je proactif et organisé, ou réactif et adaptable?

J’ai découvert, ou plutôt RE-découvert le MBTI lors d’un training GE sur le leadership, et c’est là que je me suis rappelé avoir reçu un livre de ma mère qui l’explique en détail: “Deviens qui tu es: guide pratique” de P. Cauvin et G. Cailloux.  Je me rappelle l’avoir entamé et fait le test, pour découvrir mon type: ESNJ.  Mais je ne suis pas allé plus loin.  Grave erreur 😉

En fait, le plus important n’est pas de découvrir son type, mais surtout ce que l’on en fait.  Connaitre son type:

  • permet de connaitre ses forces et ses faiblesses; on peut ainsi voir les situations qui nous “vont bien” et celles qui nous sont plus difficiles
  • permet de deviner (dans une certaine mesure) comment les autres nous voient, et ainsi anticiper les problèmes relationnels auquels il faudra faire face
  • voir comment évoluer, ou en d’autre mots, devenir “ambidextre”, en exerçant notre “main faible”

C’est en tout cas un outil très riche, le tout est de l’exploiter à bon escient, et surtout pas se sentier “enfermé” dans son type psychologique.  C’est une “opportunity for growth“, comme on dit chez GE!

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16th 5月 2007

Winning

Je termine à l’instant la lecture de “Winning“, par Jack Welch, l’ancien President & CEO de General Electric.

Je dois dire pour commencer que c’est sans doute le premier livre de management que je lis (mais qu’est-ce que j’ai lu jusqu’ici?). Vraiment un bouquin très intéressant, même si j’ai du mal accepter totalement le raisonement de Jack Welch, au premier abord. Pour commencer, le titre. “Gagner”: je dois vraiment avoir un problème car quand j’entends le terme “gagner”, je ne peux pas m’empêcher de penser aussi au perdant. Mais en analysant cette réflexion, je me suis rendu compte que c’était peut-être moins par sympathie pour le perdant, mais plutot par peur de perdre moi-même. Et si c’est le cas, c’est absolument idiot, car la peur paralyse et ne mène à rien. Jack dit “I think Winning is great. Not good —great“. Et quand on y pense c’est vrai. Ca fait du bien de gagner. On se sent bien, fier,… Je me rappelle du jour ou j’ai remporté le premier prix d’un concours de programmation organisé par l’ULB, et ressorti avec… un Macintosh. Ou encore (plus récemment) le jour ou j’ai gagné le premier prix du concours d’éloquence en Japonais (un billet d’avion pour le Japon!) Ca fait du bien de gagner. Vraiment.

Bon, ca c’est pour l’intro, mais pour la suite? Eh bien Jack Welch aborde un éventail de thèmes de management: allant de “comment embaucher la bonne personne”, à “comment réussir une acquisition” en passant par “comment sortir d’une crise”, “comment réussir son budget” ou même “comment virer des gens” (no comment…). Tout cela, en se basant sur quelques “piliers” qui lui sont chers: la candeur (la franchise), le droit à la parole et au respect pour chacun, ou encore la (très controversée) différentiation (ou: comment construire une méritocratie). Encore un fois, je dois dire que malgré son implaccable logique, j’ai parfois du mal à adhérer à tout ce qu’il dit, mais je retiendrai cependant certainement les 4E + P: Energy, Energize, Edge, Execution et Passion, qui formaient les valeurs de GE du temps de Welch (elles sont encore vraies, bien entendu, mais aujourd’hui avec Jeff Immelt, elles sont exprimées différemment).

Pour terminer, je vous livre une phrase que j’ai bien aimée:

“Before you are a leader, success is all about growing yourself. When you become a leader, success is all about growing others.”

En espérant pouvoir la mettre en pratique au quotidien.

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