23rd janvier 2009

7 règles pour devenir entrepreneur

Je viens de tomber sur cette vidéo: « 7 règles pour devenir entrepreneur »

J’ai trouvé les 7 règles proposées dans cette vidéo intéressantes, car selon moi un peu différentes de celles que j’ai déjà entendu (p.ex. chez Loic Le Meur ou Guy Kawasaki). Quoi que le fond est peut-être le même, mais la façon de le présenter est sympa.

Voici donc les sept règles:
1. Fou de curiosité, soyez sensible aux tendances.
2. Si c’est une chose que vous aimez, étudiez-la.
3. Faites attention aux changements politiques et économiques.
4. Ecoutez les avis des autres, mais ne laissez pas votre direction se brouiller.
5. Imaginez-vous ayant réussi.
6. Accomplissez des objectifs quantifiables.
7. Utilisez les gens, les choses, l’argent et l’information de façon appropriée pour produire des résultats.

C’est très Japonais, car vraiment pragmatique.

posted in Uncategorized | 3 Comments

3rd juillet 2008

Vous mangez quoi aujourd’hui?

En passant sur Seesmic, je suis tombé sur une conversation lancée par mon cher ami Ledretch (Nutritionist 2.0) et je me suis pris au jeu… de déballer mon plat préféré: il s’agit du nattô (納豆), un amalgame infâme de grains de soja fermentés. Si cela ne vous dit rien, jetez un oeil à cette petite vidéo, vous allez tout de suite comprendre de quoi je parle :)

posted in Funny, Uncategorized | 2 Comments

7th juin 2008

Acheter une maison au Japon? #2

Il y a quelques temps, je vous ai parlé du marché immobilier au Japon. De quoi se décourager? Peut-être, mais ne baissons pas les bras et voyons si une affaire est possible.

Les deux maisons que nous avons vues la semaine passées sont fort différentes, mais partagent aussi plusieurs points communs. Nous cherchons une maison plutôt spacieuse (selon le standard japonais), soit plus de 100m2 de surface habitable, alors que la moyenne est souvent (maximum) autour de 80m2 à Tôkyô, mais pas nécessairement près de la gare.

La première maison que nous avons vue est une maison en « béton armé léger » (軽量鉄骨象 keiryô tekkotsu zô) de fabrication « Hebel » (へーベルハウス = « Hebel haus ») de 104.95m2 (terrain: 121m2), située à 19 min à pied de la gare de H. (en haut d’une pente assez raide). La maison a 6 ans à peine, est garantie 10 ans, et est vantée comme étant une « habitation de 60 ans », la firme l’ayant construite (Asahi-Kasei) proposant un programme de maintenance avec visites régulières (tous les 5 ou 10 ans). L’agent immobilier nous dit que le terrain doit bien valoir 700,000 yen / tsubo (坪) càd environ 212,121 yen / m2. Et que la maison doit bien valoir 13,000,000 yen, ce qui nous donne 120m2 x 212,121 yen / m2 + 13,000,000 yen = environ 38,000,000 yen. Le prix proposé étant de 35,000,000 yen, selon l’agent immobilier, c’est « une affaire », étant donné que le prix d’une maison neuve « clé-sur-porte » dans le coin est de l’ordre de 40,000,000 yen. La maison est équipée « high-tech »: verrouillage avec code, cuisine « tout électrique », lampes hallogènes, etc. et est pour ainsi dire habitable immédiatement (juste les murs à retapisser).

Maison japonaise
Maison japonaise

La deuxième maison que l’agent immobilier nous fait visiter (voir ci-contre) est située à 17 min à pied de la gare de T. (gare suivante), avec une surface habitable de 115.82m2 sur un terrain de 132m2 (un peu plus spacieuse que l’autre). Grosse différence: la construction est en bois (木造) et a 17 ans. L’agent immobilier estime le terrain à 800,000 yen / tsubo, soit 242,424 yen / m2 et la maison elle-même à environ 0! Au Japon, une maison en bois perd en effet toute sa valeur en une génération à peine. Cela nous donne 132 m2 x 242,424 yen / m2 + 0 = 32,000,000 yen. La maison est vendue au prix de 31,000,000 yen avec déjà 1,000,000 yen de rabais potentiel. L’intérieur est cependant fort habimé: il faut refaire les murs, le plancher, la plomberie etc. … il y en a pour 4,000,000 yen de frais. A noter aussi: la gare de T. est plus prisée que la gare de H., car mieux fournie en commerces etc. Et le chemin jusqu’à la maison est plat.

Ma première impression: les deux maisons coûtent le même prix, 35,000,000 yen (si l’on inclut les travaux dans la 2ème). La grosse différence que je vois est que la maison de T. est considérée comme valant 0 yen, et que l’achat est porte donc essentiellement sur le terrain. L’agent immobilier nous précise en outre qu’une maison en bois coûte plus cher à l’entretien qu’une maison en béton (compter 10,000 yen par mois pour l’entretien d’une maison en bois). Je suis tenté de penser que la maison en bois est plus intéressante, en comptant sur le fait que le prix du terrain ne va pas trop baisser (à confirmer) et que je peux quand même habiter la maison, même si elle est considérée « ne rien valoir ».

Nous sommes retourné voir la maison de T., et nous y avons rencontré un voisin, qui nous a dit que le terrain ne valait sans doute pas 800,000 yen / tsubo, mais plutot 700,000 yen / tsubo (et encore). Et il nous a dit: « beaucoup de gens sont venus visiter cette maison et elle n’est toujours pas vendue; (je ne devrais pas vous dire ça, mais) elle ne vaut pas grand chose… Prenez votre temps pour choisir. » –leçon 1: ne pas croire tout ce que les agents immobiliers vous racontent!

L’agent immobilier nous a dit que la maison appartenait en fait à une banque (il s’agissait d’une saisie, le propriétaire n’ayant pu rembourser son prêt), et que si la maison n’était pas vendue 2 semaines plus tard, ils la vendraient aux enchères (beaucoup moins cher que le prix annoncé), probablement à un agent immobilier qui la rénoverait et la revendrait plus cher…

N’ayant pas vu tellement d’autres maisons, je ne peux pas dire si celle-ci était celle qu’il me fallait, mais je continue de penser qu’à choisir, je préfère la maison en bois. Et vous, avec ces données en main, quel est votre choix?

posted in Uncategorized | 9 Comments

19th avril 2008

Tatami, quand tu nous tiens

Aujourd’hui, nous fêtions l’arrivée d’un nouveau collègue (kangei-kai 歓迎会 = welcome party), dans un restaurant traditionnel japonais. Et comme souvent, lors de ces nomi-kai (飲み会 litt. fêtes à boire), nous étions assis à même le sol, sur le tatami.

C’est vraiment bizarre, cette coutume de s’asseoir par terre. Comment se fait-il que les japonais aujourd’hui continuent d’observer cette coutume? Car il faut dire qu’être assis par terre, même sur le tatami, n’est pas très confortable. Même si on s’assied en tailleur, on doit sans cesse changer de position pour éviter que les jambes s’engourdissent (ashi ga shibireru 足が痺れる). Et pourtant, alors que le tatami semble pratiquement abandonné dans le milieu du travail, il semble que dans les lieux où l’on est sensé se détendre, comme les restaurants ou à la maison, le tatami soit encore bien présent. Pourquoi?

Pièce traditionnelle japonaise, en tatami

Un collègue à qui j’ai posé la question m’a donné la réponse suivante: le seiza (正座), la position « officielle » (à genous), celle qui est la plus difficile à garder longtemps (car le sang circule mal dans les jambes) est liée à l’esprit japonais de retenue et d’endurance (gaman 我慢). Plutôt que de s’affaler sur une chaise ou dans un fauteuil, le japonais s’assied à même le sol et n’a besoin que de lui-même. C’est un peu samourai comme explication, je trouve. Mais c’est intéressant.

Autre aspect: il est clair que les japonais ne s’asseoiraient pas par terre si ce n’était pas sur le tatami. Ce tapis épais, à la fois souple et ferme est vraiment particulier. On se détend, mais sans s’affaler. Le tatami n’est ni chaud, ni froid. Le tatami a une odeur particulière. Le tatami vit, il évolue avec le temps. Il garde facilement l’empreinte du temps. Mon collègue me dit que lorsqu’il se couche par terre sur le tatami, l’odeur lui rappelle sa petite enfance où bébé, sa maman le posait sur le tatami pour jouer, avant même qu’il apprenne à marcher. Le tatami n’est donc pas un simple tapis, il renferme quelque chose d’émotionnel.

Moi qui n’ai connu le tatami qu’à l’âge adulte, je confirme cependant qu’il est extrêmement agréable de s’y étendre de tout son long et de ne penser à rien en fermant les yeux.

A votre avis, qu’est-ce qui pousse les japonais à s’asseoir ainsi à même le sol? Est-ce que le tatami vous inspire autant que moi?

posted in Uncategorized | 1 Comment

4th février 2008

Acheter une maison au Japon?

On dit que « les Belges ont une brique dans le ventre », car ils ont tendance à investir dans l’immobilier en pensant que louer c’est jeter l’argent par les fenêtres. Et en Belgique, c’est sans doute justifié car l’immobilier a tendance à gagner de la valeur avec le temps.

Au Japon par contre, ce n’est pas évident. Au contraire. (C’est la raison du point d’interrogation dans le titre de cet article: est-il possible de bien acheter au Japon?) Il y a plusieurs raisons à cela:

Maison traditionnelle japonaise1. Les maisons au Japon sont soumises à rude épreuve: climat très humide, tremblements de terre, « fourmis blanches » (シロアリ shiro-ari) et j’en passe. Leur durée de vie s’en trouve donc réduite, et il n’y a pas de système fiable d’inspection des maisons remises en vente.

2. Les maisons neuves « clé-sur-porte » construites à la chaine (建売 taté-uri) ne sont pas faites pour durer: construites « à la va-vite » avec des matériaux bon marché. On dit qu’une maison de 30 ans ne vaut plus rien au Japon: on ne peut compter que le prix du terrain. (Il y a bien sûr des exceptions: j’ai visité ces derniers-temps une maison traditionnelle japonaise, faite de bois de qualité qui malgré ses 25 ans était comme neuve et pourrait encore être habitée pendant plus de cent ans).

3. La maintenance des maisons ne fait pas partie de la culture au Japon: les gens habitent la maison, mais « oublient » qu’il faut parfois l’entretenir, la repeindre, réparer les murs ou la toiture, etc. Lorsqu’une maison est rénovée (les japonais utilise le terme « réforme » リフォーム), c’est presque toujours via une société spécialisée, rarement par les particuliers, ce qui allourdit les couts.

4. Les japonais aiment ce qui est neuf. Ca peut paraitre idiot, mais c’est vrai: les gens sont moins sensible au fait que le bâtiment a une histoire, et bien sûr, à cause des raisons énoncées au point 1, il est risqué d’acheter une maison ancienne (qui pourrait avoir des vices cachés). Et c’est accentué par les agents immobiliers, qui privilégient les constructions neuves.

5. Le « trou noir de l’immobilier » (merci à Alban pour le lien!). En gros: il y a une baisse de la demande (faible démographie) et une augmentation de l’offre de logements (neufs), conduisant à une chute des prix des biens immobiliers anciens.

Alors, dans cette situation, est-il possible d’acheter un bien immobilier sans qu’il perde de sa valeur? Cela n’a pas l’air gagné. (D’ailleurs ici, au Japon, les banques refusent de considérer la maison comme gage du prêt: il faut soit travailler pour une grosse entreprise, soit avoir une solide assurance-vie…)

La valeur d’un bien immobilier aux yeux des japonais est très liée aux facteurs suivants:

  • Accessibilité: distance de la gare la plus proche
  • Superficie: l’espace est apprécié (quoique beaucoup de japonais sont résolus à vivre dans un espace beaucoup plus étroit qu’en Europe)
  • Nouveauté: comme expliqué plus haut, le neuf est très apprécié

Or comme la superficie ne change pas, et la nouveauté se perd au fil des années, il reste l’accessibilité. Celle-ci ne change pas non plus me direz vous, à moins que… le quartier se développe, une nouvelle gare se construise (ou bien une petite gare existante prenne de l’importance), des écoles, des supermarchés se construisent. Mon idée est donc que la seule issue au problème de la perte de valeur de l’immobilier au Japon est de trouver les quartiers qui vont se développer. Acheter un bien à prix raisonable et l’entretenir au mieux, en misant sur l’expansion de la ville.

Notez que je ne suis qu’au début de mes recherches, donc si vous avez des info ou conseils, je suis preneur!

posted in Uncategorized | 8 Comments

19th octobre 2007

My first video on Seesmic

J’ai l’extrême honneur de faire partie des quelques (150 pour le moment?) pre-alpha testers de Seesmic.

Alors voilà, il faut se lancer. Un petit bonjour pour commencer.

Je suis curieux de voir l’évolution de Seesmic. C’est vrai que Loic est vraiment un « motiveur de foules ». Comme le disait un seesmixer(?), « a priori, je ne suis pas un video-blogger, mais je pourrais le devenir » (comme Patrice, tu n’es pas sur Seesmic, toi??) Et je me demande le genre de gens qui utiliseront Seesmic… Quelle tranche d’âge, quelle occupation principale?

Il y a encore pas mal de bugs (comme par exemple: impossible de sauver mes settings, ma photo etc), mais bon, c’est une pre-alpha.

Au fait, quel est le business model de Seesmic?? Loic, je suis sûr que tu y as longuement réfléchi, et pourtant jusqu’ici, tu n’as pas abordé le sujet…

posted in Uncategorized | 7 Comments

5th juillet 2007

Pourquoi l’iPhone aura du mal à percer au Japon

Je viens de lire un article intéressant sur le sujet.

La thèse de l’auteur est la suivante: la vrai raison pour laquelle l’iPhone ne percera que difficilement sur le marché japonais n’est pas tellement que le système de téléphonie japonais est différent du système américain ou européen (le GSM).  Le problème n’est pas non plus lié au marché.  Il est vrai que les « smart phones », càd les téléphones qui font tourner un OS style Windows Mobile et de réelles applications, sont assez rares au Japon.  Un monde de différence avec le boom récent des BlackBerry aux Etats-Unis.

Mais selon l’auteur, le vrai problème est autre.

Car ce qui est particulier avec l’iPhone, c’est que c’est le fabriquant, Apple, qui prend complètement en charge l’image et du marketing du téléphone.  Et ça, c’est une différence fondamentale avec le mode japonais.  Au Japon, les téléphones portables se font complètement approprier par les différentes compagnies de télécom (Docomo, Softbank, Au…).  De plus, les téléphones sont complètement customisés pour ne fonctionner qu’avec un opérateur particulier: même en déverrouillant la carte SIM d’un téléphone japonais, il est fort improbable qu’il fonctionnera avec un autre opérateur.  Les fonctions de l’iPhone, par contre (mis à part la fonction téléphone), ne sont pas liées à AT&T et il est d’ailleurs probable que l’iPhone fonctionne avec d’autres opérateurs dans le futur.  Le concept de l’iPhone est d’ailleurs fort différent d’un simple téléphone: il se veut être une véritable platforme multimédia.

Voilà la véritable raison pour laquelle il faudra un certain temps pour que l’iPhone se vende au Japon.  Cela demandera d’abord un changement de mentalité.

Mais au Japon, comme dans toute économie de marché, c’est finalement la demande qui mène la danse.  Donc si les Japonais veulent l’iPhone, ils l’auront, serait-ce au prix d’une révolution du marché des opérateurs télécom.

posted in Uncategorized | 2 Comments

26th janvier 2007

Et hop!

Comme une étoile qui vient de naitre, un nouveau blog vient de faire son apparition dans la blogosphère.  Ce blog n’est rien de prétentieux, juste un moyen d’exprimer ma voix parmi des millions d’autres.

Bonne lecture!

posted in Uncategorized | Comments Off on Et hop!