4th septembre 2008

Quelles sont vos sources d'(in)formation?

Ca fait longtemps que je ne poste plus. Ma tasse de thé, un blog délaissé?

C’est vrai que j’ai été pas (pré)occupé, notamment par l’acquisition d’une maison (!) et la préparation de la naissance de notre deuxième enfant (!!) Et si j’espère revenir sur ces points plus tard, ce n’est cependant pas à ce sujet que je voulais écrire aujourd’hui.

Une question qui me préoccupe ces derniers temps est: Comment se tenir informé?

Vous me direz: lis le journal, ou encore, parcours les flux RSS. Je ne lis pas (ou peu) le journal. J’utilise cependant Google reader au mieux, mais si l’outil est là, je me rends compte que le tout est l’utilisation qu’on en fait.

Google Reader
Google Reader

Quels flux choisir? Pierre nous parlait de l’importance de garder son reader « vivant », en ajoutant de nouveaux feeds et en retirant ceux que l’on ne lit plus, et je suis d’accord avec lui. Mais cela demande d’être proactif. Il m’arrive parfois de scroller d’un post a l’autre au travers de flux, sans retenir grand chose de ma « lecture » (ça exerce la roulette de scroll de ma souris, voilà au moins un bon point). Il faut donc jeter ce qui ne sert pas. Exemple: lors de la « D conference », j’ai trouvé sympa de m’abonner au flux RSS de « All Things Digital », mais en dehors de la conférence, je suis parfois attristé par la banalité des sujets. –> Hop au bac!

Et puis surtout: comment trouver de nouveaux fils info? Ca demanderait de surfer « en dehors des sentiers battus », ce que je fais trop peu.

Mes sources préférées en Software Engineering sont InfoQ et SE-Radio. J’aime downloader les épisodes de SE-Radio et les écouter en allant au boulot. Une bonne façon de se former (plus que de s’informer, car les sujets ne sont pas vraiment des « news »).

Cela rejoint d’ailleurs ce dont Pierre parlait dans son post « Qu’apprennent-ils a l’école? » (waow, deuxième référence à Pierre, il va devenir mon maitre a penser!) D’où l’importance de se former, si ce qu’on apprend à l’école est insuffisant…

Sinon, j’aime les blogs d’entrepreneurs, puis dans le domaine médico-informatique, comme ceux-ci.

Et vous, quelles sont vos sources d’information ou de formation?

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31st décembre 2007

Rétrospective et bonnes résolutions

L’heure du passage d’année va bientôt sonner, il est temps de faire une petite rétrospective (on est agile ou on ne l’est pas)!

Cela va bientôt faire un an que j’ai commencé ce blog, et voici quelques statistiques:

  • WordPress dit:
    There are currently 38 posts and 374 comments, contained within 12 categories and 44 tags.
    Akismet has protected your site from 8,466 spam comments.
  • Google analytics dit:
    20,182 Visits (33,956 Pageviews)
    Avg. Time on Site 00:01:39
  • Technorati dit:
    Authority 53

Voilà quoi, c’est un p’tit blog perso, et le nombre de visites et de commentaires ont sûrement été boostés par mon plugin pour WordPress, Flexible Upload.

Allez, l’année prochaine, j’essaie de poster 2x par semaine. Objectif: 100 posts en 2008!

Pour mon site Japonophile.com par contre, pas de nouvel article cette année. Japonophile aurait-il fait son temps? Il fait pourtant davantage de visites que mon blog, et j’ai bien des idées de sujets à ajouter. Mais cela fait maintenant plus de 6 ans que je vis au Japon, et j’ai l’impression que je suis devenu trop habitué à la culture japonaise, et que les différences ou bizarreries me frappent moins. Je me rappelle mes deux premières années où chaque jour m’apportait une nouvelle découverte, un nouvel étonnement. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Peut-être devrais-je donc réenvisager la manière dont je présente le Japon. Mon « modèle », ou plutôt, ce à quoi j’aurais voulu arriver pour Japonophile.com, est « Comme ça du Japon ». Ce site regorge d’articles bilingues (Français-Japonais, et plus récemment aussi en Anglais), qui sont aussi agréables à lire pour les japonais que pour les français. (Notez que depuis quelques mois, les mises à jour sont plus rares… l’auteur est-il plus occupé depuis son déménagement à Tokyo?)

Quoi qu’il en soit, je cherche la bonne façon de continuer ce site, et éventuellement de lui faire prendre une nouvelle tournure. Vos conseils sont les bienvenus!

Sur ce, je souhaite à tous mes lecteurs et lectrices, une Bonne Année 2008!

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6th octobre 2007

Neuf ans!

C’était le 5 octobre 1998.  Je m’en souviens comme si c’était hier.  Jeune diplomé de l’UCL, je prend l’avion pour… le Japon!

Arrivée à Narita, le matin.  Première impression du Japon?  Il faisait étouffant!!  C’était, je l’appris bien plus tard, les « zansho » (残暑, les chaleurs restantes) qui durent jusqu’au mois d’octobre.  J’avais quitté la Belgique avec un gros pull, et j’ai littéralement fondu en arrivant à Tôkyô…

Et puis ce trajet interminable (3 heures) en train, avec des correspondances à répétition, pour finalement arriver au Laboratoire Kosugi (toujours là apparemment) qui m’a accueilli pendant deux ans.

Ce fut le début d’une aventure qui devait durer, non pas deux ans, mais … qui sait?  Une vie?

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7th septembre 2007

Latin ou Germain?

En Belgique, nous avons cette richesse de partager une double culture (pour combien de temps encore?). Ces derniers temps, nous discutions avec des amis des différences entre Flamands (les « germains ») et Wallons (les « latins »), et ils tentaient de faire comprendre à mon épouse les traits caractéristiques de chaque culture.

Un certain conformisme, une rigueur au Nord, une ouverture, une désinvolture au Sud. Chaque culture a ses bons et ses moins bons côtés. Bien sur, les stéréotypes sont toujours dangereux (car faux), mais ils aident à mieux comprendre certaines choses.

Or ce qui est amusant, c’est qu’en discutant de ces différences avec mon épouse, elle (qui est Japonaise) se sentait plus proche de la culture germanique que de la culture latine (elle disait même que c’est peut-être cette similarité des cultures qui fait que les Japonais s’entendent plutôt bien avec les Allemands).

Mais c’est vrai. Par exemple, lorsque nous partons en voyage, mon épouse prépare et planifie jusque dans les moindres détails. Alors que, moi, j’ai souvent tendance à « partir et puis nous verrons bien ». Cette insouciance a ses bons côtés, surtout lorsque l’on est jeune et sans famille. Mais depuis la naissance de ma fille, je me suis rendu compte que ce n’est pas toujours la meilleure option.

Et en lisant le livre dont je vous parlais dans un post précédant: « dandori no gijutsu » (段取りの技術, « l’art de s’organiser »), dans lequel l’auteur insiste vraiment sur l’importance de préparer tout ce que l’on fait dans le détail, de prendre des notes, etc je me suis dit que parfois, j’aurais intérêt à passer plus de temps à la préparation.

Finalement, je crois que c’est comme dans tout: il faut un certain équilibre. Un peu d’improvisation sans laquelle la créativité serait inexistante, et un peu de planification pour éviter que tout foire.

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1st juillet 2007

La Marche de l’Empereur

Ce week-end, nous avons vu un film intitulé « La Marche de l’Empereur« .  Qui est « l’empereur »?  Eh bien ce n’est autre que le manchot empereur, ce pingouin majestueux qui, bizarrement, nous reflète un peu ce que nous sommes.

Au premier abord, c’est un documentaire, mais là où ce film va plus loin que le Discovery Channel, c’est dans la façon un peu « anthropomorphique » dont est contée l’histoire de ces animaux étonnants.  Ces manchots sont attendrissants, majestueux, et comme habités par les mêmes émotions que les hommes.

Le film raconte comment les manchots marchent de l’océan jusqu’au centre de la banquise, pour donner la vie.  Danse nuptiale, ponte de l’oeuf, passage de l’oeuf de la femelle au mâle, ce dernier qui protégera l’oeuf jusqu’au retour de la mère repartie chercher de la nourriture dans l’océan…  C’est vraiment l’histoire d’une bataille pour la vie.  La vie qui ne fait pas de cadeau: tellement d’obstacles à surmonter pour survivre.  Mais chacun se bat sans faiblir et c’est ça qui est fort.

Nous aussi, les hommes, nous devons nous battre.  Heureusement, les chances de survie de nos enfants sont sans doute plus importantes que celles des manchots de l’Antartique, mais néanmoins, la vie est une bataille et ce film me l’a rappelé.  Je me faisais la réflexion (et là je m’éloigne un peu du thème du film), que c’est souvent lorsque nous sommes dans un environnement dur que nous sommes le plus « entrainés » à nous battre.  Dans mon cas, j’ai parfois l’impression que, ayant toujours eu tout ce dont j’avais besoin, je n’ai justement pas été forcé à me battre, et que j’ai donc parfois tendance à lâcher prise trop vite.  En business aussi, il faut se battre pour survivre parmi les « prédateurs » (la concurrence).  Voilà donc peut-être un appel à la persévérance et à l’acharnement (dans le bon sens du terme).

Pour en revenir au film: de superbes images, une histoire étonnante, un peu de suspens même, et en tout cas un excellent point de départ pour réfléchir sur soi.

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5th juin 2007

Quitte ton pays, ta famille

Est-ce que s’expatrier, vivre loin de son pays d’origine nous change?

Bête question: « bien évidemment », me direz-vous. Je sais, les voyages forment la jeunesse, et les expériences que nous faisons (pas nécessairement à l’étranger, d’ailleurs), nous influencent et nous font grandir. Mais la question que je me pose est: « est-ce que mon moi profond, mon caractère sont altérés par mon immersion dans une autre culture? »

J’ai entendu dire que ce que nous sommes, nos valeurs profondes, se forment très tôt, en fait avant l’âge de trois ans!  C’est sans doute vrai, mais il est indéniable que de vivre pendant un certain temps (je dirais plus d’un an ou deux) dans un autre pays, une autre culture, nous façonne et nous transforme petit à petit.

Je lisais l’histoire d’un Coréen ayant grandit au Japon, et ayant donc reçu toute son éducation au Japon, qui est ensuite allé étudier, puis travailler aux Etats-Unis.  Il témoigne de cette expérience comme l’ayant pour ainsi dire forcé à changer.  Lui qui avait appris au Japon à surtout « ne pas sortir du lot » (car le Japon privilégie l’harmonie sociale plutôt que l’individualisme), il a compris que s’il ne faisait pas entendre sa voix, s’il ne se mettait pas en avant, il n’arriverait à rien aux Etats-Unis.   Et il raconte aussi comment son retour au Japon fut difficile, à cause de son adaptation au mode américain.

En ce qui me concerne, j’ai l’impression de vivre l’expérience inverse: depuis mon expatriation au Japon, j’ai appris à ne pas toujours « monter sur mes grands chevaux », à faire preuve de plus de réserve et de réflexion.  Heureusement, j’aime encore toujours affirmer ce que je pense, prendre la parole en public, mais je me suis laissé influencer par cette culture où l’harmonie (le « wa » 和) a une importance prépondérante.

Eprouverai-je à mon tour un « décalage » lors d’un éventuel retour en Belgique?

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26th mai 2007

Apprendre à se connaitre

Connaissez-vous le MBTI? Le « Myers-Briggs Type Indicator » est un indicateur de personnalité inspiré par les recherches de Jung, qui permet de classifier chacun parmi 16 types psychologiques différents.

Je ne vous parle pas des petits questionnaires servant à remplir les pages des magazines féminins, pour « trouver l’homme idéal » (quoique connaitre son type peut servir à cela aussi). Jung nous apprend que l’on peut classifier chaque caractère psychologique selon plusieurs axes ou dimensions, et que chaque personne exhibe une préférence pour l’une ou l’autre extrémité de chaque axe. Cela ne veut pas dire qu’une personne fonctionne toujours de la même façon, mais plutôt une aisance, un penchant. Un peut comme on est gaucher ou droitier: ce n’est pas parce que je suis droitier que je ne peux pas écrire de la main gauche, en fait on peut même s’entrainer à utiliser indifféremment les deux mains, mais il y a toujours en nous cette « main préférée »…

Le MBTI comporte quatre dimensions:

  1. l’orientation de l’ènergie: on peut être « extraverti » (E) ou « intraverti » (I). Attention de ne pas prendre ces mots littéralement; il s’agit ici de savoir comment je me resource: en me tournant vers les autres, ou en me retrouvant avec moi-même.
  2. les fonctions de perception: on peut faire usage de « sensation » (S) ou d' »intuition » (I). Est-ce que je vois le monde extérieur comme il est, dans tous ses détails, ou bien vois-je « plus loin », ce qui n’est pas visible directement, le futur, etc.
  3. les fonctions de jugement: on peut utiliser la « pensée » (T) ou le « sentiment » (F). Il s’agit ici de voir comment je résous un problème: étape par étape, selon des règles bien strictes, ou plutôt au « feeling », en faisant intervenir des facteurs irrationnels, humains, etc.
  4. le style de vie: on peut privilégier le « jugement » (J) ou la « perception » (P). Suis-je proactif et organisé, ou réactif et adaptable?

J’ai découvert, ou plutôt RE-découvert le MBTI lors d’un training GE sur le leadership, et c’est là que je me suis rappelé avoir reçu un livre de ma mère qui l’explique en détail: « Deviens qui tu es: guide pratique » de P. Cauvin et G. Cailloux.  Je me rappelle l’avoir entamé et fait le test, pour découvrir mon type: ESNJ.  Mais je ne suis pas allé plus loin.  Grave erreur 😉

En fait, le plus important n’est pas de découvrir son type, mais surtout ce que l’on en fait.  Connaitre son type:

  • permet de connaitre ses forces et ses faiblesses; on peut ainsi voir les situations qui nous « vont bien » et celles qui nous sont plus difficiles
  • permet de deviner (dans une certaine mesure) comment les autres nous voient, et ainsi anticiper les problèmes relationnels auquels il faudra faire face
  • voir comment évoluer, ou en d’autre mots, devenir « ambidextre », en exerçant notre « main faible »

C’est en tout cas un outil très riche, le tout est de l’exploiter à bon escient, et surtout pas se sentier « enfermé » dans son type psychologique.  C’est une « opportunity for growth« , comme on dit chez GE!

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17th avril 2007

Quand on fait le malin…

Japonophile.com a bien failli y passer.

Je vous résume l’histoire: Il y a deux semaines environ, je reçois un mail de mon web host, me proposant (comme chaque année) de renouveler mon contrat. Ayant été faire un tour sur leur site, je vois que le contrat « de base » est maintenant passé de 2Gb a 10Gb et je leur réponds en leur demandant un upgrade de mon plan d’hébergement. Par ailleurs, je leur demande s’ils pourraient jeter un coup d’oeil car je trouve que le serveur est un peu lent ces derniers temps (il faut dire qu’il a maintenant trois ans, et qu’il abrite plus de 200 sites). Jusque là pas de problème: mes requêtes sont légitimes, mais là ou j’ai un peu foiré, c’est que je leur ai dit que je n’excluais pas la possibilité de me tourner vers un autre web host. J’imagine que c’est le ton qui leur a déplu: je n’ai pas reçu de réponse, et samedi, mon site avait disparu!

Heureusement, j’avais pris un backup, mais j’avais oublié un détail important: en ne renouvelant pas mon contrat d’hébergement, ils n’ont pas non plus renouvelé mon nom de domaine. Et là j’ai bien cru qu’il me faudrait lui dire aurevoir. Heureusement, j’ai vu qu’il était encore possible de renouveler le domaine seul, indépendemment du web hosting. Et c’est ce que j’ai fait. Puis j’ai ouvert un compte chez un autre web host, et voilà mon site reparti.

Morale de l’histoire:

  • Quand on fait partie de la « long tail », on n’est pas en position de force pour marchander (quoique je trouve que c’est pas très malin de la part de mon web host d’avoir réagi de la sorte)
  • Il y a intérêt a garder son nom de domaine et son hébergement chez différentes compagnies (pour éviter que quand on décide de changer de web host, on perde son nom de domaine). Voir aussi ici.
  • PagesGarden.com (mon ancien web host) a un bon support technique, mais un département « ventes » lamentable

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25th février 2007

Le plaisir de bricoler

Je me rends compte que souvent, je préfère passer mon temps à programmer mon site qu’à en étoffer le contenu. Je programme un plugin, un thème, je passe des heures à résoudre un problème HTML, CSS ou Javascript… Je pourrais utiliser ce temps précieux pour ajouter un post, surtout sur japonophile.com, que j’ai un peu tendance à délaisser ces derniers mois. Ce n’est pourtant pas par manque d’idées, car j’ai en fait une liste de sujets que j’aimerais aborder, et un tas de choses à raconter sur ma vie au Japon. Non, c’est simplement ce que je décide de faire de chaque minute de temps libre qui s’offre à moi.

Ce que je fais de chaque minute est un choix, et tout choix est renoncement.

Mais cette maladie (car c’est presque ca) de vouloir toujours passer du temps à fabriquer, préparer (l’interface de mon blog dans ce cas-ci), plutot qu’à utiliser au jour le jour (en écrivant), cette habitude est assez ancienne. Je me rappelle en effet d’une période de mon enfance que j’ai passée à fabriquer un jeu de Stratégo (jeu de plateau) géant. J’ai passé des heures à découper et coller, pour assembler un immense plateau, fabriquer des dizaines de pions et écrire des regles du jeu élaborées… pour ne pas meme jouer une seule partie. Dans le fond, ce qui m’amusait, davantage que de jouer à un jeu de Stratégo géant, était de bricoler. Et c’est ce que je fais encore aujourd’hui.

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