26th septembre 2007

Jeff Immelt, en live!

Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’assister à un meeting avec Jeff Immelt (président et CEO de General Electric).  C’était la première fois que je voyais notre CEO… en chair et en os!

Le « Town Hall Meeting » s’est tenu à l’Academy Hills, au quarantième étage d’un des gratte-ciels du prestigieux complexe de Roppongi Hills.  Jeff avait l’air en pleine forme, malgré son horaire apparemment bien chargé (on est CEO ou on ne l’est pas).  Son speech a été très court, pour lui permettre de répondre à un maximum de questions de l’assemblée (environ 500 personnes, venant des différents business de GE Japan).

Voici en vrac quelques questions abordées:

  • « J’ai l’impression que les produits et services que je vends sont des ‘commodités‘ ».  Jeff: GE ne veut pas vendre de commodités; GE veut se focaliser sur la technologieWe do big things.  Au Japon, on a tendance à croire qu’il faut toujours faire ce que dit le client.  Mais ne vous laissez pas enfermer dans la « boite des commodités ».
  • « Au sujet de la décision de vendre Lake (personal loans de GE Money) ainsi que GE Plastics ».  Jeff a expliqué que c’étaient des domaines ou il avait estimé que GE ne pouvait pas croitre réellement, le premier à cause de l’attitude protectionniste des banques japonaises, et l’autre car pour commercialiser des plastics, il aurait fallu que GE ait un pied dans le business pétrolier, ce qui n’est pas le cas.
  • « Vous qui avez vécu le 11 septembre, quelle attitude adoptez-vous en temps de crise? »  Jeff: avec le temps, on devient de plus en plus tolérant face aux crises et aux tensions.  En temps de crise, il faut (1) simplifier: se concentrer sur l’essentiel, (2) communiquer: échanger un maximum d’information, et (3) ne pas négliger les détails: veiller à ce que chacun fasse son travail.
  • « Comment vous auto-évaluez-vous, sur une échelle de 1 à 5? »  Jeff: Le soir, en me regardant dans le miroir, je fais mon examen de conscience, et je me dis: j’aurais pu faire mieux ici et là.  Mais le lendemain matin, lorsque je me reveille, je me dis: « Jeff, tu es le meilleur! »…  Il faut les deux.
  • « A propos de l’initiative Ecomagination de GE, dans le domaine environnemental. »  Jeff: Tout d’abord, je dois avouer que je ne suis pas vraiment écolo.  C’est en regardant les différents businesses de GE, que nous nous sommes rendu compte que GE était actif dans le domaine de l’environnement (épuration de l’eau, énergie solaire, éoliennes, etc) et qu’il y avait des opportunités à saisir.  Les buts d’Ecomagination sont: se concentrer sur l’aspect technologie pour résoudre des problèmes environnementaux; et faire de l’argent.  La société change constamment, et s’il y a des domaines ou GE peut contribuer au bien de la société en gagnant de l’argent, c’est bien.
  • « Chez GE Healthcare, nous rencontrons parfois d’énormes problèmes de qualité; que faire? »  Jeff:  La FDA existe, les règles existent et elles sont claires. Follow the rules!  Si vous ne suivez pas les règles, je serai votre pire ennemi!

Voilà le message de notre leader.  Mon avis?  J’ai été un peu déçu de la réponse de Jeff en ce qui concerne l’environnement (quoique content de sa franchise).  Mais son message est clair et consistant.  On sent bien qu’il est concentré sur sa mission: permettre à GE de continuer à croitre.

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23rd septembre 2007

Tigermouse, un framework pour applications web

Cela fait quelques temps que je m’intéresse à la création d’applications web.

Parmi les plus connues aujourd’hui, il y a la « suite Google »: gmail, google docs, google spreadsheets, et (lancée récemment) google presentations. De merveilleux exemples d’applications web, qui à la différence d’un simple site web offrent les fonctionnalités d’un logiciel avec un browser comme GUI. Techniquement, cela fait longtemps que les webapp auraient pu voir le jour, en utilisant la technologie des applets Java, mais plusieurs facteurs (selon moi, entre autre: le fait qu’il faille installer Java, la lourdeur des applets, etc) ont ralenti leur développement. Aujourd’hui, AJAX semble remédier à certains de ces problèmes, et permettra peut-être aux webapp de se multiplier. AJAX couplé à Flash pour les applications gourmandes en graphismes (p.ex. google maps ou geni.com), permet de faire autant si pas mieux que les applets, et fonctionne dans tout browser « moderne ».

Bref, je voulais donc me lancer dans la programmation d’une webapp, et ai commencé à rechercher une technologie adaptée pour la partie serveur. Je vois au moins les choix suivants: J2EE (JSP, Servlets…), PHP, ASP… Quelles technologies les « grands » utilisent-ils? (Google, e-Bay, Amazon, YouTube, …) J’ai lu (ici) qu’e-Bay serait passé à J2EE, mais que cela n’aurait pas vraiment été un succès… Et ailleurs, la rumeur que google et amazon utiliseraient LAMP pour leurs gros serveurs… Si quelqu’un a des infos intéressantes dans ce domaine, je suis preneur.

J’ai commencé par explorer la piste PHP (qui me semblait plus « lightweight » pour commencer, que J2EE). Je cherchais un framework PHP qui me permettent d’implémenter une webapp de façon élégante; une bonne approche me semblait être le MVC (Model View Controller). Après quelques essais (j’ai exploré quelques frameworks listés ici), je suis tombé sur Tigermouse, qui m’a séduit par sa simplicité, et la « pureté » de son implémentation du MVC. Le code est extrêmement bien documenté, et répondait assez bien à mes attentes: en quelques lignes, on peut vraiment créer une webapp PHP/AJAX sans avoir à écrire une ligne de Javascript. Tigermouse me semble vraiment prometteur, même s’il manque encore de maturité pour l’instant.

Voilà le résultat de mes pérégrinations.  Pour les geek qui ont suivi jusqu’ici, je serais content de lire vos réactions.

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7th septembre 2007

Latin ou Germain?

En Belgique, nous avons cette richesse de partager une double culture (pour combien de temps encore?). Ces derniers temps, nous discutions avec des amis des différences entre Flamands (les « germains ») et Wallons (les « latins »), et ils tentaient de faire comprendre à mon épouse les traits caractéristiques de chaque culture.

Un certain conformisme, une rigueur au Nord, une ouverture, une désinvolture au Sud. Chaque culture a ses bons et ses moins bons côtés. Bien sur, les stéréotypes sont toujours dangereux (car faux), mais ils aident à mieux comprendre certaines choses.

Or ce qui est amusant, c’est qu’en discutant de ces différences avec mon épouse, elle (qui est Japonaise) se sentait plus proche de la culture germanique que de la culture latine (elle disait même que c’est peut-être cette similarité des cultures qui fait que les Japonais s’entendent plutôt bien avec les Allemands).

Mais c’est vrai. Par exemple, lorsque nous partons en voyage, mon épouse prépare et planifie jusque dans les moindres détails. Alors que, moi, j’ai souvent tendance à « partir et puis nous verrons bien ». Cette insouciance a ses bons côtés, surtout lorsque l’on est jeune et sans famille. Mais depuis la naissance de ma fille, je me suis rendu compte que ce n’est pas toujours la meilleure option.

Et en lisant le livre dont je vous parlais dans un post précédant: « dandori no gijutsu » (段取りの技術, « l’art de s’organiser »), dans lequel l’auteur insiste vraiment sur l’importance de préparer tout ce que l’on fait dans le détail, de prendre des notes, etc je me suis dit que parfois, j’aurais intérêt à passer plus de temps à la préparation.

Finalement, je crois que c’est comme dans tout: il faut un certain équilibre. Un peu d’improvisation sans laquelle la créativité serait inexistante, et un peu de planification pour éviter que tout foire.

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