21st août 2007

Le meilleur gage de qualité

Quel est le meilleur gage qu’une vendeuse puisse vous offrir de la qualité et de l’attrait du produit qu’elle vend?

Mon épouse s’est lancée tout récemment dans l’e-commerce (c’est un grand mot, je sais), via Yahoo! Auctions (au Japon, c’est plutôt Yahoo! qu’eBay).  Elle vend des articles de mode, et des vêtements pour bébé, de marques étrangère (les Japonais raffolent).  Et comme elle a un sixième sens pour deviner ce qui sera à la mode demain, je suis sûr que son business va marcher.  Bref.

Mais c’est surtout cette petite réflexion qu’elle m’a faite au moment de mettre en vente son premier article, qui me fait croire à son futur succès: « Ah, j’espère que personne ne va acheter cette casquette-là, car elle me plait vraiment trop.  Si je ne la vends pas, je me la garderai pour moi. »  Dingue, non?  Car elle aurait pu dire: « Vivement qu’il y ai un acheteur assez fou pour m’acheter cette casquette à ce prix-là pour que je me fasse du pognon« .  J’exagère un peu, mais vous m’avez compris: le meilleur gage de qualité, n’est-ce pas de vouloir soi-même posséder ce que l’on vend?

Bien sûr, il y a les goûts et les couleurs.  Mais vendre ce que l’on aime vraiment, c’est augmenter ses chances que quelqu’un d’autre aime vraiment ce que l’on vent.  Et puis, ma femme ne demande pas à tout le monde d’aimer cette casquette.  Ce qu’il faut, c’est une personne qui la veule absolument (enfin, deux personnes, car ça va faire monter les enchères).  C’est la long tail: on n’est plus en recherche de hits mais de niches.  La mode, c’est m’habiller comme je veux, et pas comme tout le monde.

Je pense donc que le mieux est de vendre ce que l’on aime vraiment, ça coule de source, mais c’est tellement important.

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9th août 2007

Les Bonheurs de Sophie

Ca c’est une startup… originale!

En fait, c’est même une association sans but lucratif.  Son but?  Si ce n’est pas de générer du pognon?  Je dirais que c’est générer du sens (« make meaning », une fois encore).

L’ASBL « Les Bonheurs de Sophie« , créée officiellement il y a un an et demi, a pour but d’initier ceux qui le souhaitent à faire de la philosophile.  Je n’ai pas dit apprendre l’histoire de la philosophie, mais vraiment l’appliquer.  C’est-à-dire, apprendre à se poser des questions davantage qu’à tâcher d’y trouver une réponse à tout prix.  Apprendre à réfléchir simplement et de façon très terre-à-terre au sens de la vie, à ce que nous sommes, …  Apprendre aussi à écouter: écouter les autres dans le respect, et s’écouter soi-même.  Qu’est-ce qui m’habite?

Les activités de l’association sont essentiellement des ateliers, animés par Valérie van Eyll, philosophe et journaliste de formation, spécialisée dans l’animation de groupes, et experte dans les méthode d’apprentissage de la philosophie au enfants.  Si ces ateliers semblent avoir un fier succès chez les adolescents, ils ne s’adressent pas moins aux personnes âgées, aux adultes, et même à des groupes parfois atypiques ou mixtes.

Ce que j’en pense?  Beaucoup de bien.  Tout d’abord, je suis impressionné par le succès du projet.  Mais c’est vraiment parce qu’il rejoint un désir présent chez tellement d’entre nous: un désir de sens.  Il n’y a pas eu besoin de créer la demande, elle est là.  Mais aussi, je suis impressionné par le courage de Valérie, et par sa foi dans ce projet.  Comme toute startup, il faut qu’il y ai cette confiance inébranlable pour que ça marche, pour renverser les murs d’incompréhention (ou pire, de scepticisme) auxquels on se heurte si souvent.

Et puis il y a le futur, car cela ne fait que commencer…  Intéressé?  Allez jeter un oeil sur le site officiel et, pourquoi pas, découvrez vous aussi… les bonheurs de [faire de la philo]sophie!

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